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27/07/2015

Helmut Schmidt dans son livre : Was Ich noch sagen wollte, et plus sur l’euro et la Grèce

Helmut Schmidt, né le 23 décembre 1918 (96 ans) à Hambourg, est l’ancien chancelier allemand (du 16 mai 1974 au 1er octobre 1982). Il a publié son nouveau livre en mars 2015, Was Ich noch sagen wollte, traduit de l'allemand au français: ce que je voulais dire encore. Il a beaucoup publié depuis qu’il n’est plus chancelier et ses livres se vendent comme de petits pains. Son intervention sur la Grèce ne laisse personne indifférent et s'accorde aux réflexions de plusieurs économistes. Dans une interview du 15 juillet dernier sur l’euro et la Grèce, il a fait les déclarations suivantes:

"Le PIB représente environ 2,5% du PIB de l’Union européenne.

Si cet état devenait temporairement insolvable, ce serait un grand malheur pour les Grecs et les Européens, mais pas un malheur présentant un péril existentiel. Cela vaut autant pour les conséquences économiques que politiques d’une telle banqueroute. Les conséquences politiques pourraient même être plus importantes, car cela pourrait donner l’impression que la solidarité européenne est bien plus mal en point qu’on ne l’imaginait ces dernières années. La confiance en la communauté des 27 continuerait à s’amenuiser. Ce coût politique serait trop élevé. C’est pourquoi les états de l’Union européenne doivent aider la Grèce.

Les Grecs sont la plus vieille nation civilisée d’Europe. Aujourd’hui ils ont besoin d’un plan d’assainissement total qui ne se réduise pas aux seules aides financières. Ce plan n’existe pas encore, il doit encore être élaboré. Par ailleurs, ce serait une erreur grossière que mettre les intérêts nationaux sur un plateau de la balance et ceux de l’Union sur l’autre car les intérêts de l’Union sont en même temps les intérêts nationaux des Allemands, comme certainement ceux des Français, des Néerlandais, des Polonais et de beaucoup d’autres nations européennes.

Les admonestations, les leçons et les conseils condescendants donnés par d’autres membres de l’Union européenne ont causé une dépression économique en Grèce. C’est pourquoi j’hésite à reprocher aux Grecs le peu d’économies auxquelles ils ont procédé, reproche que d’autres n’hésitent pas à leur faire. Car toute cette épargne forcenée est une des causes de la dépression. Il est en tout cas certain, quelle que soit la façon dont les choses évoluent, que les Grecs vont au devant d’années difficiles.

Voyez-vous, j’aimerais comparer cela avec la situation de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale. Naturellement, les Américains ou les Français auraient pu dire alors : les Allemands sont seuls responsables, laissons-les donc pourrir dans leur situation misérable ! Ils ne l’ont pourtant pas fait. Au lieu de cela, les Américains ont lancé le plan Marshall et les Français nous ont tendu la main en 1950 avec le plan Schuman. Comparé à la situation de l’Allemagne à l’époque et de l’aide qu’étaient prêts à lui fournir d’autres pays qui quelques années auparavant étaient encore en guerre contre elle, le problème grec est une broutille. Que le diable emporte les chefs des gouvernements européens s’ils n’arrivent pas à sauver la Grèce !

L’endettement de l’état est un problème parmi d’autres. Mais la liberté d’action sans frein sur les marchés financiers planétaires en est un bien plus vaste."

19:32 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : grèce, dette, endettement |  Facebook | | | Pin it! | |

26/11/2010

Crise financière au Portugal : Et le reste du monde ?

 

Face à l'effet « domino » à qui le tour ? Le reste du monde, dont tous les autres pays dépendant de l'aide européenne et dont certains seraient liés à la monnaie unique à travers des accords de coopération monétaire se trouveraient encore plus confrontés à des situations de risques de dévaluation monétaire . Qui devra payer pour tout cela et qui en sera le principal bénéficiaire ?

 

Pour revenir à l'épineux problème de la dette du tiers-monde, sera-t-elle annulée ou non ? Y a t il risque de dévaluation monétaire pour les pays liés à l'euro ? Le reste du monde connaît des problèmes de financement de leur économie depuis fort longtemps, et sont obligés de signer des  accords de confirmation pour redresser leur économie pas assez compétitive sur le plan international. L'endettement des pays du tiers-monde reste assez élevé et la concurrence sur les marchés mondiaux  les rabaissant à des produits pas assez compétitifs. Face à des balances de paiements du reste du monde la plupart toujours déficitaires, n'y a-t-il pas urgence pour tous ?

 

Une solution globale ou une solution au cas par cas ?

 

Penser à résoudre la crise, c'est éviter l'effet « domino » pour tout un chacun ou pas ?

 

 

Ill'Mama

 

09:46 Publié dans Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, dévaluation, balance des paiements, endettement |  Facebook | | | Pin it! | |