UA-70978167-1

07/01/2016

Pronostics économiques de l’année 2016

Un groupe célèbre d’économistes sous le nom de Club de Rome disait qu’il fallait stopper la croissance, car, à ce rythme-là, les ressources naturelles essentielles de notre planète (comme le pétrole) seraient épuisées avant 2050. Quarante ans plus tard, on se rend compte qu’il existe encore un problème plus grave : l’utilisation de ces ressources surchargent l’environnement, ce qui provoque une augmentation dangereuse de la température de notre planète.

La rationalité est une utilisation optimale des ressources à disposition. C’est la réalisation d’un objectif avec le minimum possible de moyens. Elle est aussi nécessaire à notre survie, les ressources de notre planète comme toutes les ressources étant limitées. Il faut donc s’en servir avec rationalité.

L’actualité de 2016 reposera sur trois grands thèmes économiques: le retour de la croissance, les politiques monétaires divergentes et les risques géopolitiques. La question clé est le chômage.

La banque centrale européenne (BCE) dispose d'un outil conventionnel : le taux directeur pour augmenter la masse monétaire en circulation. En période de crise, la BCE baisse son taux directeur, ce qui fait baisser les taux sur le marché interbancaire et fait donc ensuite diminuer le taux auquel les entreprises peuvent emprunter. Lorsque le taux baisse, les entreprises investissent davantage, ce qui permet de relancer la croissance. Cependant avec la crise financière, un outil dont on entendait peu parler auparavant, une technique non conventionnelle est réapparu : le "quantitative easing" (QE). Il constitue aussi un facteur supplémentaire au crédit puisque les fonds contenus dans les coffre-forts ont augmenté de 20 à 175 milliards au cours des douze derniers mois. A la mi-décembre, le QE a été élargi de 6 mois supplémentaires,

Le taux directeur de la Réserve fédérale américaine est depuis le 16 décembre 2008 à son niveau le plus bas : 0-0,25%. Une fois que ce taux est à 0% ou très proche, il est impossible de le baisser davantage, aussi la banque a-t-elle entamé la hausse de ce taux à la mi-décembre.

Cette divergence des politiques monétaires fait partie du jeu normal de la redistribution de la croissance. La Chine, pays émergent, jouerait un rôle accru dans la croissance mondiale. La Chine a laissé sa monnaie se déprécier de manière significative entraînant par la même occasion une fluctuation des taux de change des monnaies.

La croissance américaine pourrait se situer entre 2,5% et 3% cette année, comme avant la crise. Selon le bureau du budget du Congrès américain (CBO), la croissance potentielle serait de 1,7%. Les stocks sont importants, le consommateur est présent, l’économie interne va bien. En réalité la croissance américaine s’accélère et est bien supérieure à la croissance potentielle. Contrairement au dollar fort et aux investissements qui souffrent du prix bas du pétrole, l’économie d’exportation se porte mal. Cette situation est une impasse dans le long terme. Tout dépend de la manière dont on anticipe les taux. L’inflation est un facteur non négligeable et mérite d’être pris en compte dans les prévisions tout comme la hausse des taux. Avec les prix du pétrole, l’année 2016 pourrait connaître une légère inflation.

En Europe la croissance potentielle se situerait aux alentours de 1% contrairement à 1,5% avant la crise et les marchés n’anticipent pas de hausse avant 2020. Cet écart prévisionnel ne pourra que rendre le marché obligataire plus difficile.

Rectifier ces écarts, c’est aussi résoudre le problème du chômage, relever les taux de croissance potentiellement très bas et apporter des réformes structurelles. Il est aussi important de se concentrer sur les services qui représentent 80% des économies des pays développés contre seulement 20% de l’industrie et du secteur primaire. Dans le monde ce taux est de 70%. Si on libéralise les services, on pourrait avoir un effet de palier important. L’énorme fardeau de la dette, une croissance mondiale au taux de 1% conduit à restructurer toute l’économie.

Les risques géopolitiques ne garantissent pas la croissance, l’économie se développe à partir d’un cadre de sécurité bien établi. La politique monétaire pratiquée par la Banque centrale doit éviter des pressions inflationnistes  et contribuer à la hausse  de l’investissement et de la consommation.

08:06 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croissance, politique monétaire, chômage |  Facebook | | | Pin it! | |

17/11/2010

Impôts en Europe : Quel système de fiscalité plus juste ?

 

Face à des systèmes d'imposition divers et variés, l'économiste a-t-il une solution plus rationnelle ? Une fiscalité agressive ou souple a-t-elle un impact sur le chômage et de quelle manière ? Une hausse d'impôts est-elle avantageuse pour la plupart des contribuables?

 

Sans énumérer les divers types d'impôts, ceux qui ont des revenus les plus élevés payent parfois le prix fort.

 

Y a-t-il une interdiction ou un mal à devenir riche ? Rester pauvre tout en attendant l'Etat providence est-elle la solution ?

 

Quel système voulons-nous ?

 

Ill'Mama

 

11:35 Publié dans Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, impôts |  Facebook | | | Pin it! | |

28/09/2010

Le marasme économique.

Se pencher sur les problèmes d'inflation, de chômage, de déficit, c'est mettre l'économie sur les rails, relancer l'économie dans tous les secteurs.

Mais faut-il mettre en priorité certains secteurs que d'autres ? Telle est ma question et si vous avez une réponse, vos commentaires sont les bienvenus.

 

Ill'Mama

 

10:44 Publié dans Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : inflation, chômage, déficit |  Facebook | | | Pin it! | |

25/08/2010

Déflation, que faire ?

C'est avec un regard de visionnaire que je me réfère à cet article de Patrick Artus, Alternatives économiques que je cite :

« L'économie mondiale présente toutes les caractéristiques d'une économie en déflation : excès d'épargne, et donc faiblesse de la demande ; inefficacité des politiques économiques pour faire repartir l'activité ; chômage et sous-utilisation des capacités conduisant à une inflation très faible. De ce fait, les taux d'intérêt réels (une fois l'inflation prise en compte) sont anormalement élevés, ce qui augmente l'endettement et renforce le recul de la demande. Comment en est-on arrivé là ?

Le taux d'épargne privé (des ménages et des entreprises) du monde est passé de 29 % du produit intérieur brut (PIB) mondial en 2007 à 33 % en 2010. Cette hausse vient à la fois du maintien de taux d'épargne extrêmement élevés dans les pays émergents d'Asie, au Japon et dans les pays producteurs de pétrole, et d'une hausse des taux d'épargne des ménages aux Etats-Unis (de 1 % à 6,5 % du revenu), en Europe et au Japon. Surtout, les entreprises (aux Etats-Unis, en Europe et au Japon) déforment le partage de la valeur ajoutée au détriment des salariés, ce qui accroît les profits, donc l'épargne des entreprises, sans que celle-ci soit investie puisque la demande n'est pas là.

Aux Etats-Unis, ce transfert de revenus vers les profits des entreprises est impressionnant : la productivité par tête du travail a augmenté de 6 % en un an, les salaires réels seulement de 1 % ; au niveau mondial, en 2010, la productivité par tête progresse de 3 %, le salaire réel de 1,5 %. On comprend donc qu'il y a faiblesse de la demande privée : les ménages des pays de l'OCDE épargnent davantage (crainte du chômage, perte de richesse immobilière) ; les entreprises ont des profits élevés ­qu'elles n'investissent pas ; les pays émergents et ceux exportateurs de pétrole épargnent massivement. Face à cette insuffisance de la demande privée, les politiques économiques sont devenues impuissantes pour stimuler la croissance, avec des politiques budgétaires plus restric­tives et des politiques monétaires qui ne soutiennent pas l'activité.

Comment sortir de cette dynamique déflationniste ? Les deux causes essentielles sont l'insolvabilité de beaucoup de ménages dans les pays de l'OCDE (surtout aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne et dans d'autres pays périphériques de la zone euro) et la recherche d'une profitabilité très élevée par les entreprises dans un environnement de croissance faible, d'où la baisse des revenus salariaux, la déformation mondiale du partage des revenus au détriment des salaires (en Chine, la consommation ne représente plus que 32 % du PIB). Tant que le partage de la valeur ajoutée ne sera pas moins défavorable à la demande, il est à craindre que l'équilibre déflationniste persiste. »

Peut-on s'en servir comme outil de réflexion ?

 

Ill'Mama

10:29 Publié dans Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, inflation, déflation, salaire, pib |  Facebook | | | Pin it! | |