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28/04/2011

Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo, sa vie en danger ?

 

Le Président Laurent Gbagbo n'est pas à sa première année de prison. La nouvelle rapportée par la presse locale comme quoi il aurait tenté de se suicider samedi dans sa prison de Korhogo (nord), laisse des doutes. Comment quelqu'un qui aurait préféré se laisser prendre n'a pas mis fin à ses jours avant ? Pourrait-on penser au syndrome Ernest Boka ?

Gbagbo serait gardé par les soldats de l'ONUCI et les hommes de Ouattara, mais qu'en est-il vraiment de sa sécurité ? Pour les partisans de Laurent Gbagbo cette information laisse perplexe et si pour cette source de presse (Le Nouveau réveil), ce serait pour éviter la justice, ses partisans s'interrogent. Y aurait-t-il anguille sous roche ?

De toute manière, Laurent Gbagbo a déclaré peu avant son arrestation  «  ma voix n'est pas une voix de martyr. Non, non, non. Je ne cherche pas la mort. ... » et le 11 avril, date de son arrestation, il réitérait : « je souhaite qu'on arrête les armes, qu'on entre dans la partie civile de la crise et qu'on la conclue rapidement pour que le pays reprenne ».

Ill'Mama

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24/04/2011

Quel concept pour faire exploser plus l'audimat des blogs de la Tribune de Genève ?

 

Homo sapiens, l'homme moderne sort de sa béatitude pour rester sage et raisonnable dans un univers complexe. Les communautés se créent, des espaces libres d'échanges se concrétisent. Avec l'arrivée d'Internet, l'homme trouve plus de facilité à s'insérer dans les réseaux sociaux, de dialoguer et d'échanger.

Qui n'a pas déjà eu à cliquer innocemment sur les profils de ses amis, sur des photos, mais aussi parfois sur des marques sur les réseaux sociaux ? Le blog s'inscrit dans cette logique, avec un nouveau clic chaque fois à la page du blogueur, preuve qu'une nouvelle personne aime la page, et vous vous retrouvez parmi les blogs les plus lus. En passant merci pour votre preuve d'amour pour ce blog.

Un exemple sur Slateafrique.com, qui observe que Facebook s'impose en Afrique à l'image des autres continents comme le réseau social par excellence: 21,25% des internautes africains s'y connectent, ce qui fait pas moins de 17 millions de membres sur le site créé par Mark Zuckerberg en 2004.  Ce site évalue selon le nombre de « likes » (j'aime), le fameux pouce, le classement des cinq présidents* les plus actifs sur la Toile, notamment sur Facebook et Twitter, au 29 mars 2011.

Goodluck Jonathan (Nigeria): 518.519 likes

Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire): 32.418 likes

Jacob Zuma (Afrique du Sud): 21.145 likes

Paul Kagamé (Rwanda): 15.591 likes

Alassane Dramane Ouattara (Côte d'Ivoire): 12.169 likes

Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

 

Ill'Mama

 

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21/04/2011

Le blog : entre envahisseurs commentateurs malveillants et dignité des arguments

 

Je constate depuis un moment des faits. Je suis les événements en Côte d'ivoire de temps en temps. J'ai publié une petite note à ce sujet surtout lorsque les informations du pays ont été rapportées de manière partielle.

Je constate que des commentateurs malveillants inondent à chaque fois mon blog. Je perds ainsi beaucoup de temps à enlever des commentaires qui bourrent mon blog de la même manière que ceux qui ont bourré les urnes.

Je tiens donc à rappeler à ces individus agissant sous pseudonyme que la guerre en Côte d'Ivoire est terminée.

Qu'ils arrêtent donc leur façon d'empêcher l'information de circuler. Cela n'a plus d'importance du moment que tout le monde s'en moque.

 

Ill'Mama

 

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20/04/2011

Côte d'Ivoire : Les révélations d'un agent secret français sur le complot contre Gbagbo

 

Bon nombre d'Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France continuent de s'interroger sur l'intérêt « subit » éprouvé par les États-Unis d'Amérique de s'associer à la France pour accomplir le coup d' État en Côte d'Ivoire.... Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L'homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d'Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage. «Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s'emparer de la Côte d'Ivoire à partir d'un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C'est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des États- Unis en Côte d'Ivoire fait partie de ce plan tout comme l'installation d'un burkinabé, en la personne d'Alassane Ouattara, à la tête du pays. L'objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C'est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L'ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d'Ivoire et pour d'autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobby des chocolatiers Américains. Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c'est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d'ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n'est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l'écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d'Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l'assassinat de Jean Hélène, l'enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l'empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA.

La CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d'Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l'information avec son sous-agent, l'Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc. Toutes ces actions qui font partie d'un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l'élection d'Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c'est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu'elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire « domestiquer ». Nicolas Sarkozy, un président manipulé Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l'ont fait président de la France. Souvenez-vous de l'affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l'OTAN. Pour la Côte d'Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial.

La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l'hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l'histoire et ses faits. Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d'Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu'il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l'ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc. En 1989, la CIA organise l'asphyxie de la Côte d'Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l'accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d'Houphouët. Ce poste n'avait jamais existé en Côte d'Ivoire. La présidence n'est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d'Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l'appui des Français, grâce à l'article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s'agite pour rien. Il n'aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d'Houphouët, M. Gbagbo déclare qu'il n'aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu'il est légaliste et opte pour l'installation de Bédié au pouvoir. Bédié vaincu, place à l'opération «Tout sauf Gbagbo» Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d'organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l'Ivoirité. Parce qu'il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d'œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d'ivoirité, c'est empêcher cette main-d'œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d'Ivoire. L'occasion était bonne pour faire un coup d'état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n'ont jamais envisagé un coup d'Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d'Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d'installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C'est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d'Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l'année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d'autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d'Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l'envoi des Casques bleus de l'ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo... Gbagbo comme Houphouët en 1993 ! La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d'organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s'est leurré. Au contraire, c'est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s'est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s'entendre dire qu'il refuse d'organiser des élections parce qu'il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l'impression qu'il s'est laissé piéger ! Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n'était pas fini. Il a même quelque chose d'Houphouët-Boigny qu'il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l'a fait avec l'arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l'institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n'avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu'ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO. Ce que je souhaite c'est que le peuple ivoirien tienne: c'est son unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d'Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.

L'achat d'une usine aux États Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao. Entre autres scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s'apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l'a fait disparaître. Pour des raisons diverses, certains hommes d'affaire français et des agents de la DGSE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d'Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n'est qu'un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.

Un agent secret français

Par Ivoire Business

Ill'Mama

 

07:13 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : cote d'ivoire |  Facebook | | | Pin it! | |

19/04/2011

Christian Bailly-Grandvaux, citoyen français, accuse "Sarkozy, Jupé, Fillon, Ban Ki Mon, Choi, Soro Guillaume, de crime contre l'humanité"

 

"J'en appelle aux français sensibles aux respect des droits de l'homme, aux valeurs de notre République chèrement acquises et auxquelles les africains ont participé à leur défense lors des deux dernières guerres mondiales, de dénoncer par tout moyen à leur convenance, l'attitude honteuse de la France."

J'accuse! Je suis Français et j'accuse Sarkozy - Jupé - Fillon - Ban Ki Mon - Choi - Soro Guillaume - de crime contre l'humanité, de génocide et de crimes de guerre à l'encontre de l'état souverain de Côte d'Ivoire et de ses représentants légaux SEM Gbagbo, ses Ministres et ses proches ainsi que à l'encontre de la population Ivoirienne. J'accuse les médias français de complicité active et volontaire dans l'ensemble de ces crimes, de désinformation qualifiée et honteusement amplifiée. J'accuse toute la classe politique française pour non dénonciation de crime, pour son inertie et sa torpeur devant une telle injustice et forfaiture. J'accuse l'Assemblée Nationale Française hormis quelques membres très minoritaires, d'êtres complice pour avoir encouragé et applaudi ce coup d'état électoral suivi d'un acte de guerre illégal de la France.

Je demande aux députés de l'opposition de faire voter une motion de censure contre ce gouvernement criminel et de demander la démission sans délai du criminel Sarkozy qui devra répondre de ces actes devant le Tribunal Pénal International.

J'accuse la classe politique française de connivence avec les dictateurs Compaoré, Wade, Bongo, Denis Sassou-Nguesso, Eyadema et j'en passe....

Les médias français, AFP en tête nous intoxiquent abondamment en présentant le Président Gbagbo comme un dictateur. Je tiens à rappeller ici que Monsieur Gbagbo fut le premier Président de Côte d'Ivoire qui instaura un véritable multipartisme, une liberté de la presse et une politique de décentralisation des pouvoirs au bénéfice des régions. Le tort de Monsieur Gbagbo est surtout de ne pas obéir aux ordres de l'Elysée, principalement en ce qui concerne les accords de défense incluant le pillage des ressources en matières premières.

Laurent Gbagbo n'a en fait dirigé le pays que pendant 2 ans, de 2000 à 2002. Dès le début de son mandat, il a pratiqué une politique d'ouverture en invitant des leader des autres partis à participer au gouvernement EN 2002, Guillaume Soro à lancé une tentative de coup d'Etat qui n'a pas fonctionné et s'est transformé en rebellion, coupant le pays en deux. Déjà à ce moment là, l'armée française est intervenue pour éviter que cette rébellion soit totalement repoussée jusqu'au Burkina Fasso d'où elle s'était préparée et avait établie sa base arrière avec la complicité de Blaise Compaoré.

Depuis, Gbagbo n'a pas cessé de faire des compromis pour conserver la paix en Côte d'Ivoire. Mais, respectueux de la constitution et de l'ensemble des institutions de son pays, il n'a pas pu organiser d'élection présidentielle tant que la pays était coupé en deux avec la partie nord occupée par des rebelles en armes. C'est vraiment en tout dernier recours qu'il a accepté que cette élection se déroule en octobre et novembre 2010 sous couvert de l'ONU.

Ces élections furent entachées de nombreuses irrégularités découvertes pendant le décompte par la commission électorale indépendante. Ce n'est que sous la pression de Monsieur Choi, émissaire de l'ONU en Côte d'Ivoire et de Monsieur Sarkozy, qu'une mascarade grossière pour annoncer la victoire de Ouattara fut organisée. Depuis, la communauté internationale a emboité le pas sans vraiment se préoccuper du véritable résultat des élections proclamées cette fois par l'instance supérieur de la nation, le Conseil Constitutionel.

Quand on sait que la CEDEAO dépend en grande partie des largesses de la France via le Franc CFA dont 40% des recettes des exportations sont stockées au Trésor Public Français et redistribuées dans l'ensemble des pays de la sous-région adhérant à la CEDEAO, que la France dispose d'un droit de véto sur toutes les décisions de la BCEAO (banque centrale), que c'est encore la France qui frappe la monnaie de ces pays, que l'Union Africaine dispose d'un budget financé à près de 80 % par l'Union Européenne, on ne peut pas s'étonner de voir les gentils dictateurs qui composent ces organes faire allégeance et surtout éviter de contredire le maître de l'Elysée sous peine de subir le même châtiment que Laurent Gbagbo.

Tout ceci explique que c'est la communauté internationale qui a élu Ouattara et non les ivoiriens. Et il serait dommageable pour la plupart des pays de la CEDEAO de créer un précédent en ne laissant pas Gbagbo être élu par son peuple avec sa volonté d'indépendance. Car l'indépendance des ex-colonies françaises d'Afrique n'existe que de nom.

Je pourrais écrire tout un livre sur les différentes raisons qui justifient cette ingérence de la part des hôtes de l'Elysée, De DeGaulle jusqu'à Sarkozy en passant par Mitterand et tous les autres. Mais ces raisons ne sont que purement d'intérêts financier et de stratégie politique. En aucun cas, la France ne s'est souciée une seule fois de l'éxercice de la démocratie dans ces pays.

J'en appelle aux français sensibles aux respect des droits de l'homme, aux valeurs de notre République chèrement acquises et auxquelles les africains ont participé à leur défense lors des deux dernières guerres mondiales, de dénoncer par tout moyen à leur convenance, l'attitude honteuse de la France. Alors que nous pourrions aisément faire de l'Afrique une terre où il fait bon vivre, nous l'avons transformé en un véritable enfer.

Je vous supplie de prendre quelques instants pour réagir. Vous n'êtes pas obligés de me croire, mais faites seulement un travail de recherche et d'analyse sur ce qui se passe en Afrique depuis 50 ans, et vous serrez surement mieux à même d'en tirer les conclusions.

Nous avons un devoir moral auprès des africains. Nous leur devons notre liberté d'aujourd'hui. Nous leur devons de ne pas parler allemand à l'heure actuelle et d'avoir conservé notre belle langue, le Français.

Faites suivre ce texte à vos élus, Maires, Députés, Sénateurs, mais aussi à vos amis, voisins, collègues...

Merci pour eux qui ne demandent qu'une chose: vivre en paix chez eux.

Bien cordialement

Christian Bailly-Grandvaux

Citoyen Français

Par Telediaspora.net

 

Ill'Mama

 

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18/04/2011

Côte d'Ivoire : le conseil constitutionnel constate la vacance du pouvoir

 

L'information est passée sous silence mais elle est pourtant de taille. Le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire a constaté la vacance du pouvoir il y a quelques jours à Abidjan.

Logiquement, c'est donc comme le veut la Constitution Ivoirienne, le Président de l'Assemblée Nationale qui doit assurer une nouvelle transition politique devant aboutir sur de nouvelles élections. Alassane Ouattara et ses soutiens internationaux le savent c'est pourquoi ils ont exigé dès lundi 11 avril 2011 du Président légal de la RCI, M. Laurent Gbagbo, la signature d'un acte de démission, autant dire, d'une capitulation. L'Histoire reconnaîtra la grandeur de cet homme qui, assiégé par des tanks français et des rebelles sans foi ni loi, bombardé par des missiles onusiens, disons-le sans détour, de « l'opération Licorne », a fait fi de sa vie en refusant d'apposer sa signature au bas d'un document inique. Certaines indiscrétions font même état de sommes, en millions d'euros, qui ont été proposées à Laurent Gbagbo, à vie, s'il démissionnait. On croit rêver.

La loi de la jungle, c'est-à-dire celle du plus fort, veut s'appliquer dans toute sa rigueur aux Ivoiriens. Nous leur disons aujourd'hui, faites appel à votre loi fondamentale, montrons leur qu'au XXIe siècle, les africains sont conscients désormais d'être devenus, au bout de cinq siècles d'exploitation, la civilisation qui connaît «la plus longue servitude de tous les temps ».

Un coup d'état international des fascistes libéraux

Un monstre, le libéral-fascisme, menace l'Afrique en général et l'Afrique francophone plus que jamais. Son objectif est de faire payer sa crise financière internationale à ceux qui ont été considérés depuis toujours comme des esclaves. Cet « Homme Africain qui n'est pas assez entré dans l'Histoire » comme le disait le Président Nicolas Sarkozy dans son fameux discours de Dakar en 2007. Il est urgent pour les Ivoiriens qu'ils utilisent les armes du droit et de la raison face au déploiement de la force brutale.

Comment Alassane Ouattara peut-il être Président de la Côte d'Ivoire alors même qu'il n'a pas prêté serment devant le Conseil Constitutionnel et que cette même institution ne l'a pas reconnu comme Président de la République ? C'était pourtant l'exigence minimale de l'Union Africaine. Le silence de la plupart des Chefs d'Etat du continent africain, qui n'ont pas noyé M. Ouattara sous les félicitations est éloquent. Certes quelques uns (le Président de la Guinée Equatoriale par exemple) auraient félicité M. Ouattara mais il est clair que le fait que ce dernier s'avise à marcher sur les institutions d'un pays qu'il est supposé diriger n'est pas rassurant.

A vrai dire, le Président de la Communauté internationale, l'ami du Président français, n'a pas d'autre solution s'il veut favoriser des institutions fortes selon le discours du Président Obama à Accra, que d'assumer son coup d'Etat international devant le monde, mais les coups d'Etat sont mal vus par l'Union Africaine, ou alors de retourner aux urnes. Il a prêté serment par écrit dit-il, mais nous lui répondons que le Conseil Constitutionnel ne l'a pas déclaré Chef de l'Etat.

Un imbroglio politico-militaro-juridique

La puissance ne suffit pas si elle ne se greffe pas sur le droit et avant tout sur celui des Etats. Si le « coup d'Etat international » de M. Ouattara est accepté alors n'importe qui pourra se déclarer Président de la République n'importe où à l'avenir. Si l'option armée est privilégiée sur la légalité alors tous les peuples africains doivent savoir qu'ils sont perdus pour plus d'un siècle sans doute.

Les élections dans nos pays ne seront toujours qu'une plaisanterie. La rapacité des ultra-libéraux qui tiennent les médias et les pouvoirs politiques occidentaux risquent de nous entraîner dans un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. Voilà pourquoi toute l'Afrique doit protester derrière les Ivoiriens.

Aucun africain digne de ce nom ne peut accepter ce que M. Ouattara a fait à la Côte d'Ivoire : financer un premier coup d'Etat contre M. Konan Bédié fin 1999 ; sponsoriser une rébellion armée en 2002, oublier qu'il doit son retour dans le jeu politique ivoirien à M. Gbagbo ; privilégier la brutalité en marchant sur des milliers de cadavres pour réaliser son rêve de Chef d'Etat ; cacher au monde entier le fait qu'il ne peut pas prêter serment par écrit et se considérer comme Chef d'Etat. Où a-t-on vu cela ? Le Conseil Constitutionnel Ivoirien ne peut pas se dédire. Ou alors, il faut que le Parlement dissolve le Conseil Constitutionnel. D'autres veulent nous réduire au rang de « primates à peine évolués » et M. Ouattara est en train de leur donner des arguments en écrasant sous un tapis de bombes le droit de son pays. Des dictateurs comme Omar Bongo faisaient au moins semblant de respecter la Constitution du Gabon ! Pourquoi pensez-vous que le clan Bongo bichonne autant la Cour Constitutionnelle de la République Gabonaise ? Mais c'est bien parce qu'il sait qu'une fois les recours des autres candidats aux présidentielles déposés, et après que la Cour Constitutionnelle ait validé une élection contestable, le tricheur qui prête serment devant la Cour et les institutions du pays devient légalement le Président.

Que devons nous faire ? La guerre ? Il faut croire que les acteurs politiques gabonais soient plus légalistes qu'Alassane Ouattara, c'est pourtant sur la décision de la Cour Constitutionnelle Gabonaise, malgré les preuves de la tricherie, que le Président Nicolas Sarkozy a été le premier à féliciter Ali Bongo Ondimba en 2009. Les ultra-libéraux qui en veulent coûte que coûte aux richesses du Golfe de Guinée ne parviennent même plus à cacher leurs mensonges.

Si Laurent Gbagbo, le Président légal de la Côte d'Ivoire, doit partir, alors pourquoi Ali Bongo reste-t-il au pouvoir ? Pourquoi n'est-ce pas André Mba Obame, officieusement vainqueur du scrutin présidentiel de 2009, n'est-il pas installé sur le fauteuil présidentiel au Gabon ?

Alors, cher Peuple Ivoirien, courage. Battez-vous au nom de la loi car Monsieur Ouattara et ses soutiens internationaux ont déjà perdu la bataille du droit.

Par Ivoire Business (Bruno BEN MOUBAMBA)

 

Ill'Mama

 

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17/04/2011

Côte d'Ivoire : le gouvernement gambien donne un exemple de courage

 

La Gambie, petit pays africain, refuse de reconnaître Alassane Ouattara président : « Le gouvernement gambien ne reconnaîtra aucun président, le président Ouattara inclus, ni gouvernement africain qui aura été imposé par des forces extérieures au continent africain, peu en importe la raison... (Laurent Gbagbo est) selon la constitution ivoirienne le président légitime de la Côte d'Ivoire. »

La Gambie s'oppose aussi à juger Laurent Gbagbo tandis « qu'Alassane Ouattara, le président ivoirien choisi par la communauté internationale (c'est à dire les grandes puissances), est resté impuni après avoir massacré des milliers de civils, seulement pour être président. »

« Il est aujourd'hui très clair pour tous les Africains que le complot pour re-coloniser l'Afrique est bien réel, et que nous devons nous y opposer » conclut le communiqué du gouvernement gambien.

Jean-Luc Mélenchon, député européen et co-président du Parti de gauche, se demande de quoi Laurent Gbagbo devrait être jugé, parce que s'il doit être jugé, Monsieur Ouattara doit l'être lui aussi.

 

Ill'Mama

 

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11/04/2011

La Côte d'Ivoire, une prochaine Mayotte ?

 

Pour mieux comprendre les conflits qui nous entourent et leurs enjeux, redonner l'indépendance ou départementaliser s'avère être un moyen d'atteindre les objectifs que l'acteur se donne. Qui est l'acteur principal des événements qui se passent en Côte d'Ivoire ces derniers jours ?

Pourquoi Mayotte a-t-elle refusé l'indépendance et préféré l'acceptation du référendum qui leur a offert à devenir le 101e département français ? Lorsqu'on constate des disparités énormes de cette population par rapport à la France (la Métropole), l'on est en proie de constater que Mayotte a une population polygame et musulmane à 95%. En valait-t-il le coup ? Quel est l'enjeu de la départementalisation de Mayotte ?

Marie-Luce Penchard, Ministre de l'Outre-mer devant une foule autour du parvis du Comité du Tourisme, rebaptisé par elle, « Place de la république - 101ème département de France » prononçait un discours le dimanche 3 avril dernier :

« Nous y sommes. Mayotte est devenu le 101ème département français ! Il arrive cependant qu'on entende ici ou là d'étonnantes questions pour lesquelles il faut rappeler notre souveraineté nationale. La première est : « Est-ce que c'est utile pour la France, Mayotte ? »

« Absurde ! » répondait Marie-Luce Penchard, qui rappelait « ce que peut représenter pour notre pays cette avancée sur l'océan Indien, l'intérêt stratégique sur le canal du Mozambique, les enjeux économiques et ces richesses culturelles et humaines ». De plus, « vous êtes français depuis plus longtemps que les niçois et les savoyards ! La France c'est Nice, la Savoie et c'est Mayotte ! ».

Quant à la seconde question, « la départementalisation, ça va coûter combien ? », « nos anciens après 1870 et en 1914 auraient-ils pu dire « finalement l'Alsace et la Lorraine, quelle utilité et quel coût ? »

Mais Marie-Luce Penchard n'a pas évité les propos qui fâchent en rappelant que les mahorais avaient dit « oui à plus de 95% au respect scrupuleux de l'égalité homme/femme et non à la polygamie »... ce qui, dans un hémicycle silencieux, éveilla quelques contestations feutrées. »

Mayotte, c'est la France et la Côte d'Ivoire, c'est ... ?

 

Ill'Mama

 

 

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08/04/2011

Imbroglio sur le cacao: affaire de spéculation ?

Une vidéo expliquant les spéculations sur les stocks de cacao apporte un éclairage de ce qui n'est pas si évident à expliquer. Regardez et jugez-en par vous-même.

Voici le lien: https://www.youtube.com/watch?v=OpOlhzGyk9s&feature=p...

Pour le surplus, l'interview de Michel Galy sur ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=pbex-x_L4dc

 

Ill'Mama

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06/04/2011

« Tentative d'assassinat » de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire

 

En ce moment même, des frappes ont  lieu sur la résidence de Laurent Gbagbo malgré la fin des combats décrété par son camp. Que disent la Charte des Nations unies et le droit international ?

Le gouvernement de Laurent Gbagbo dénonce une «tentative d'assassinat» du président ivoirien sortant. «Des tirs d'arme lourde visent sa résidence avec un appui aérien et terrestre des forces de la Licorne», a déclaré à l'AFP Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement Gbagbo. «C'est une tentative d'assassinat du président Gbagbo», a affirmé M.Don Mello (12h05, heure suisse).

 

« Ils (les soldats de Ouattarra) se préparent à entrer dans la résidence pour capturer Gbagbo.  Ils ne l'ont pas encore pris, mais ils essaient de le capturer, ils sont dans le bâtiment, a dit une porte-parole d'Alassane Ouattara, Affousy Bamba (12h44, heure suisse). » (Source : Reuters)

 

Ill'Mama

 

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Côte d'Ivoire-France : assiégé, Gbagbo rejette la demande de Paris

 

Paris demande au président sortant de la Côte d'Ivoire de signer un papier en vue de reconnaître la victoire de Ouattara. Retranché dans son bunker à la résidence du président de la République, Laurent Gbagbo, président sortant de la Côte d'Ivoire est joint par téléphone par un journaliste de la chaîne française LCI, Vincent Hervouët, hier. Retrouvez ici l'interview exclusive du 5 avril 2011 :

http://www.youtube.com/watch?v=-WpYrFreuVA

 

Ill'Mama

 

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05/04/2011

La France en Côte d'Ivoire : « les masques sont tombés »

 

Aucun Africain ne saurait être fier de ce qui se passe en ce moment en Côte d'Ivoire. Des massacres de civils, un pays qui se déchire sous nos yeux. Dernière actualité dans ce pays, Laurent Gbabgo, apparemment retranché dans son palais affronte en ce moment, avec ses hommes, les bombardements de la coalition formée par les soldats pro-Ouattara, l'ONUCI et la Licorne, force française.

(...) Marcel Ceccaldi jette un regard sur la Côte d'Ivoire et critique la politique de la France dans ce pays. Pour lui, « en face de cette attitude la réponse doit venir des masses africaines [car] l'avenir de l'Afrique se joue en Côte d'Ivoire ». De son point de vue « Si les masses africaines ne sont pas capables de prendre en main leur destin, l'Afrique continuera de reculer alors que le monde avance ».

 F. Bikindou - Comment expliquez-vous aujourd'hui le soutien inconditionnel de la France à Alassane Ouattara ?

Marcel Ceccaldi - C'est là la véritable question. Où se trouve l'intérêt de la France ? (...) Dès lors qu'elle [la France] a choisi le camp d'un des candidats, dès lors où elle s'est engagée politiquement et militairement déjà, dès lors où elle risque de s'engager encore plus en avant à côté d'un des camps en présence ce sont les intérêts de la France qui seront atteints d'une manière irréversible à l'échelle du continent africain.

Ce qu'on ne comprend pas c'est cette posture jusqu'au-boutiste de la France dans ce conflit...

J'ai l'impression qu'il y a des intérêts personnels et des intérêts particuliers qui se sont substitués aux intérêts de la France et c'est ça qui me navre (...) Quel est l'intérêt du président de la République d'avoir cette attitude ? Quel est l'intérêt de Monsieur Ouattara, quels sont les intérêts liés ? C'est ça la véritable question. Car si la France intervient militairement comme elle se prépare manifestement à le faire, ce serait une violation du droit international, parce qu'elle interviendra sans mandat du conseil de sécurité des Nations unies (...) Regardez les dégâts que cela va occasionner, les pertes en vies humaines, dans la population ivoirienne même chez les soldats français. Où se trouve l'intérêt de la France ? La France apparaîtra aux yeux de l'opinion publique africaine comme un agresseur. Quelle confiance les peuples africains pourront-ils avoir désormais dans la France ? Dès lors qu'elle interviendra à la demande de l'administration américaine qui lui demandera de faire la sale besogne !

On peut dire dans ce conflit que la France fait de la sous-traitance ?

Elle fait de la sous-traitance. Obama lui a demandé d'intervenir, elle fait de la sous-traitance ! C'est pas ça la France, ce n'est pas ça une politique de la France. Ce n'est pas une politique qui correspond à la grandeur de la France !

En face de cette attitude la réponse doit venir des masses africaines, pas de l'Union africaine (...) On sait comment elle fonctionne (...) Mettez-la de côté, elle ne compte pas (...) Il suffit d'ailleurs de regarder les déclarations de Zuma : il fait une déclaration sur la chaîne américaine CNN, dix jours après il revient sur ses propos, simplement parce que son maître de Washington lui a demandé de rentrer dans les rangs. Ces gens-là trahissent les intérêts de leurs peuples. Ce sont aux masses africaines de se mobiliser, de poser des pétitions dans les ambassades de France dans les pays d'Afrique, de se rassembler devant les ambassades de France pour dire : « ce que vous faites ne correspond à l'image que nous avons de la France » (...) L'avenir de l'Afrique se joue en Côte d'Ivoire, le monde avance. Si les masses africaines ne sont pas capables de prendre en main leur destin l'Afrique continuera de reculer alors que le monde avance !

De votre point de vue quelle pourrait être l'issue de ce bras de fer qui se joue aujourd'hui en Côte d'Ivoire ?

Il n'y pas d'autre alternative que de s'asseoir autour d'une table et de dire comment vidons-nous le contentieux post électoral. Maintenant, faisons une hypothèse. Gbagbo n'est plus là. Mais pensez-vous que Ouattara va pouvoir gouverner paisiblement ce pays ? Il va le faire sur les corps de milliers d'ivoiriens ? Sur les populations déplacées ? Il le fera sous le couvert et sous la protection des troupes étrangères ? Des Nigérians qui ont constitué le gros des forces qui ont mené l'offensive contre Abidjan ? Et qui vont profiter ainsi de l'occasion de dépecer la Côte d'Ivoire, le sud et l'Ouest pour le Nigeria, le nord pour le Burkina Faso ? (...)

Source : http://www.ladepechedabidjan.net

 Ill'Mama

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Guerre en Côte d'Ivoire: La nuit où Laurent Gbagbo ne mourut point !

 

Il y a des jours et des nuits, comme ça, où des évènements ont été immortalisés dans la conscience humaine en raison de leur charge d'espoir, de désespoir, de peur, de douleurs vécues. Ainsi, l'on parle de la «Triste Noche» (qui est cette nuit où Cortès et ses hommes ont été tellement décimés par les Aztèques qu'il s'en est fallu de peu qu'ils en perdent la foi mais finalement, ils vainquirent le 30 juin 1520) ; du «D. Day» (le 06 juin 1944, le jour le plus long, jour du débarquement en Normandie) ; de la «Nuit du 04 Août 1789» (la nuit où les Nobles en France abandonnèrent leurs privilèges) ; de la «Nuit des longs couteaux» (la nuit du 30 juin 1934 où eut lieu une purge sanglante au sein de l'appareil nazi ordonnée par Hitler)... On pourrait, à l'échelle de la Côte d'Ivoire, parler de la nuit du 31 mars au 01 avril 2011 comme de ce jour où Laurent Gbagbo ne mourut point !

 

Cette nuit était celle où le complot international en marche depuis 2002 devait en finir avec l'homme haï. Décidés à écraser le régime qu'un peuple s'est choisi, les forces coalisées et les rebelles en appui, ne doutaient pas qu'ils viendraient à bout de leur dessein tant ils avaient mis toutes les «chances» de leur côté : la ligne de confiance brisée par la Licorne chargée pourtant de maintenir le statut quo entre les deux camps (et ce, sans Résolution du Conseil de sécurité de l'ONU), le déferlement au Sud des rebelles armés à mort et appuyés par les avions et hélicoptères des forces onusiennes, l'envoi depuis des semaines de rebelles et mercenaires par les chars et autres moyens matériels de l'ONUCI et Licorne dans les secteurs d'Abidjan, la RTI bombardée pour empêcher la diffusion des messages du camp Gbagbo, de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité prises à la demande de la France et du Nigeria, la réussite dans le débauchage de hauts gradés ivoiriens jusqu'au premier d'entre eux, le chef d'Etat Major des forces armées le Général Philippe Mangou, le refus de lever le blocus sur l'importation des médicaments et l'exportation du café/cacao demandé à cor et à cri par la population ivoirienne... Et aussi, on notera la décision d'attaquer au plus tard le 31 mars puisqu'à partir du 1er avril, la Colombie devait occuper la présidence du Conseil de sécurité à la place de la France et sait-on jamais : elle pourrait mettre un peu d'eau dans le vin terrible donné à boire aux Ivoiriens ayant voté pour le camp Gbagbo...

 

Mais ce qui devait arriver n'arriva pas ! Non seulement les forces liguées de ces superpuissances n'ont pas réussi à rompre la volonté de liberté de Laurent Gbagbo, mais même les trahisons les plus perfides, celles qui vous touchent au cœur parce qu'elles viennent des êtres qui vous sont les plus chers, n'ont pas constitué le coup de dague pour le président légal et légitime. Comme il fallait s'y attendre aussi, les Patriotes ne se sont pas déshonorés en faisant compromission avec la lâcheté : ils ont, dans ce combat à la David et Goliath qui dure depuis près de 10 ans, encore une fois fait rempart de leurs corps pour la protection de leur leader, des institutions de la République, et l'ennemi a perdu du terrain. Les rebelles ont été repoussés, la RTI a été même cahin-caha rétablie, les messages ont pu passer et la mobilisation se renforcer.

 

Ceux qui baignaient dans l'angoisse, la fatale fin de Laurent Gbagbo, et qui en étaient rendus à prier pour qu'il ait une mort égale à celle de Lumumba ou d'Allende, ont émergé du désespoir. En cette nuit du 31 mars au 01 avril 2011, le Palais présidentiel n'a pas été pris comme la Moneda à Santiago de Chili en 1973, obligeant Gbagbo comme Allende à mourir les armes à la main. Est-on pour autant sorti de l'auberge ? Pas sûr tant la haine s'est donnée les moyens de son assouvissement !

 

Mais le courage dont les forces loyales, les patriotes font montre (en la circonstance et depuis longtemps) mérite respect et solidarité. Et cette victoire d'étape a déjà quelque chose d'un Jugement de Dieu, comme on y recourait dans le temps, où la dignité valait son pesant d'or. Il aurait dû suffire à convaincre les agresseurs que les oracles avaient parlé contre eux et prendre acte.

 

Mais si l'impiété rend sourd, misons sur l'appropriation de cette crise ivoirienne par les opinions occidentales, notamment française et américaine, pour faire de l'affaire ivoirienne, une question de politique intérieure à ces deux pays ! A la veille des consultations électorales, en France comme aux USA, ça peut aider à retrouver les chemins de la vérité et de l'humanité dans ce conflit africain.

 

Le Front National français a ouvert une brèche en ce sens en déclarant que pour la Côte d'Ivoire, il serait plus juste de chercher à comprendre, de commander des évaluations dans le respect de l'ordre constitutionnel de ce pays avant de décider, urbi et orbi, qui en était le président : «Il semble que le processus électoral ivoirien n'ait pas été respecté et par la CEI (Commission électorale indépendante, ndr) et par la communauté internationale». Et la nouvelle patronne du FN d'ajouter : «Le Conseil constitutionnel ivoirien a proclamé monsieur Gbagbo vainqueur après avoir invalidé une partie des votes dans certaines régions du pays. Il appartient à son adversaire qui conteste cette décision, d'engager un recours devant les instances juridiques compétentes et d'apporter les preuves qu'il n'y a eu ni fraudes massives ni violences dans les régions du Nord contrôlées par la rébellion des Forces nouvelles qui, en 2002, avaient tenté de renverser Laurent Gbagbo». Le Parti communiste français, jusqu'alors hésitant, a fini par regretter que la France ait privilégié l'option de la guerre dans un domaine où l'on pouvait utilement prospecter des voies électorales et politiques de règlement du contentieux postélectoral. Il a clairement déploré «le choix d'une solution militaire» qui, dit-il, est «encouragé» par Paris alors qu'on peut trouver un «accord électoral et politique».

 

Voilà qui nous ramène à la France généreuse, brillante, défenderesse de la liberté qui a bercé nos rêves d'enfant. Il faut aussi souhaiter qu'avec le passage du témoin de la France à la Colombie à la présidence du Conseil de sécurité, une plus grande retenue soit imposée à l'interventionnisme franco-américain pour permettre de promouvoir le dialogue en lieu et place de la guerre pour résoudre ce conflit postélectoral qui a déjà fait tant de morts.

 

C'est le vœu le plus cher qu'on peut émettre alors qu'ayant héroïquement gagné une bataille, Laurent Gbagbo et les siens sont loin d'avoir gagné ce qui restera, dans l'Histoire, comme la guerre de la communauté internationale contre la Côte d'Ivoire !

 

Source : Sann Finna, Burkina Faso

 

Ill'Mama

 

 

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28/02/2011

Côte d'Ivoire : Scénario imprévisible, Réunion d'urgence du Conseil de sécurité

 

ouat-gba390_0.pngTrois hélicoptères d'attaque en provenance du Bélarus et du matériel d'appui à Yamoussoukro destinés aux forces de Laurent Gbagbo seraient en voie de livraison en Côte d'Ivoire. Sur ce, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé un appel au Conseil de sécurité ce lundi, de se réunir d'urgence afin de tabler sur le sujet.

Selon le porte-parole du Secrétaire général, la première livraison est arrivée par avion tard dimanche et d'autres vols sont prévus ce lundi.

Par ailleurs, l'on assiste à une véritable détérioration des rapports entre l'ONUCI (Opérations des Nations Unies en Côte d'Ivoire) et le gouvernement de Laurent Gbagbo. Le quartier d'Abobo, fief des pro-Ouattara  regorge des rebelles ou ex-rebelles connus aujourd'hui sous le nom des forces nouvelles. Le camp Gbagbo dénonce la présence également d'un « commando invisible » muni d'armes lourdes et qui serait recherché par les forces de défense et de sécurité, forces régulières et fidèles à Laurent Gbagbo selon des  sources locales.

Entre-temps, le panel des chefs d'Etats devrait donner ses conclusions ce lundi pour une sortie de crise. Le président Blaise Compaoré a réuisi à les repousser au 4 mars prochain lors d'une réunion à Nouackchott. Il a promis de s'y rendre après avoir été absent du panel lors d'une précédente réunion à Abidjan il y a deux semaines.

 

Ill'Mama

 

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15/01/2011

Côte d'Ivoire : Ouattara contre Gbagbo, quelle issue ?

 

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Lors d'une visio-conférence avec un centre de réflexion de Washington, Alassane Ouattara s'est de nouveau dit prêt à former un gouvernement avec des partisans de Laurent Gbagbo, dont le départ ne pourra se faire, selon lui, que par la force.

 

Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, a appelé vendredi à la force pour faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir, à 48 heures de la venue à Abidjan d'une nouvelle médiation africaine pour tenter de dénouer la crise.

 

« Je crois vraiment qu'il faut utiliser la force pour faire partir M. Gbagbo. Je pense qu'il est temps », a déclaré M. Ouattara, depuis son QG du Golf hôtel d'Abidjan soumis à un blocus des forces de sécurité loyales à son rival.

 

Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Melo, interrogé par l'AFP au sujet de cette déclaration, répondait le même jour : « C'est complètement ridicule (...) La force n'a jamais rien réglé en Côte d'Ivoire. Il n'y aura pas de guerre pour régler ce conflit ».

 

Ces déclarations interviennent alors que le médiateur de l'union africaine Raila Odinga doit se rendre à Abidjan, ce dimanche, pour trouver une sortie de crise.

 

Pour rappel, les deux rivaux revendiquent chacun la présidence depuis l'élection du 28 novembre 2010.

 

Ill'Mama

 

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