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24/03/2017

Quel avenir pour le Franc CFA?

D'aucuns disent que le franc CFA n’est pas quelque chose de si mauvais car il permet de compenser les flux désavantageux, d'autres se demandent s'il ne faudrait pas plutôt que le CFA dans une économie mondialisée dépende d’un panier de devises ? Cette dernière thèse laisse penser que l’idée d’utiliser une partie des dépôts de CFA conservés à la Banque de France pour un fonds d’investissements dans les infrastructures est nécessaire pour maintenir le franc CFA, contre toutes les controverses liées à son héritage post-colonial. Cela ne signifie pas une remise en question de ce qui constitue ses points forts mais une correction de ses points faibles.

Une vidéo parlant du Franc CFA:


Le coup de gueule de Passi sur la colonisation... par salutlesterriens

 

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30/01/2017

Quid d’une nouvelle réglementation suisse sur la consommation des insectes?

L’on a pas attendu dans certains coins du monde pour commencer à en manger. En Afrique par exemple, les insectes font partie des recettes du quotidien. L’ONU a même recommandé leur consommation en vantant leurs bienfaits sur la santé et leur capacité à répondre aux besoins de l’insécurité alimentaire. Au Cameroun, la communauté scientifique plaide pour une industrialisation de leur production étant donné leur grande consommation.

 

En médecine, la pratique alimentaire consistant pour l'être humain à consommer des insectes s’appelle l’entomophagie. Ce mode de consommation existe depuis toujours dans de nombreux pays et ethnies, et il tend aujourd'hui à conquérir les sociétés occidentales. Plus de 1400 espèces comestibles sont répertoriées dans les pratiques entomophages, parmi lesquelles on trouve le plus souvent des vers, chenilles, termites, sauterelles ou coléoptères. Les insectes sont généralement appréciés, outre pour leur goût, pour leur grande richesse nutritive. Ils sont riches en protéines et font désormais recette dans les grandes villes du Cameroun.

 

La recommandation de l’ONU comme un instrument contre l’insécurité alimentaire est d’une grande portée. Pour l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) , les insectes sont une source de protéines. Elle souligne les avantages écologiques qu’ils procurent.

 

Peut-on déjà manger les insectes en Suisse? À partir du 1er mai 2017, trois espèces d’insectes seront autorisées à la consommation en Suisse. Ces espèces ont été autorisées suite à la révision de l’ordonnance du Département fédéral de l’intérieur (DFI) sur les nouvelles sortes de denrées alimentaires.

 

Le droit suisse sur les denrées alimentaires ne définit pas les insectes comme des aliments. Il préconise une meilleure protection de la santé et contre la tromperie voudrait moins de barrières au commerce. Pour ce faire, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ordonne que quiconque souhaite commercialiser des insectes comme denrées alimentaires devrait préalablement lui demander une autorisation. Cette exigence minimale à remplir déterminera ainsi notre consommation de ces savoureuses bestioles.

 

http://blog.pierrescherb.ch/2017/01/quid-dune-nouvelle-re...

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24/06/2016

Le Brexit : Exit du Royaume-Uni de l'Union Européenne

Surprise, surprise, surprise, je n'y croyais pas jusqu'à la dernière minute. Quelques minutes après m'être réveillée, c'est mon mari qui m'informe de cette nouvelle, j'ai d'abord cru à une blague! Eh non, il me confirme que c'est la réalité.  Voilà que les derniers sondages n'ont pas eu gain de cause. Faut-il toujours se fier aux sondages? Je dirais oui et non.

Oui lorsqu'ils sont faits avec une marge d'erreur inférieure à 0.1%. Par ailleurs, les sondages avec une marge d'erreur importante traduisent un choix aléatoire des sondés. Dans le cas précis du Brexit, on ne pourrait dire  que l'échantillon choisi pour le sondage ait été représentatif de la population car les sondages ont prévu le résultat contraire de celui que nous avons aujourd'hui: celui de 52% de OUI pour le maintien du Royaume-Uni à l'Union Européenne (UE) contre 48% de NON à l'Union Européenne.

L'nstitut Ipsos Mori pour le journal The Evening Standard hier à la mi-journée parlait de 52% de OUI à l'UE pendant que Populus avançait le taux de 55% pour le OUI. D'autres instituts de sondage britanniques plus crédibles comme Opinium, TNS, ComRes, YouGov ont vu juste et donnaient en moyenne 48% d'opinions favorables au maintien à l'UE du Royaume-Uni.

L'on assiste plutôt à un résultat de 51.8% de NON, l'inverse de ce qui a été prévu. Quelle erreur de sondage! C'est sans dire qu'au lieu de faire du marketing politique, il vaut mieux consulter les économètres doués en la matière. La préférence de l'électeur au moment où il est interrogé peut être différente le jour de l'élection.

Il est important de recourir essentiellement à des experts en la matière à savoir les économètres. Etant moi-même économètre, c'est sans doute que mon intervalle de confiance adoptée dans la méthodologie d'échantillonnage fera l'objet d'une étude plus approfondie.

Bravo pour le courage de la démocratie gagnante!

brexit,union européenne

 

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25/04/2016

Conférence de l’OMPI sur le marché mondial des contenus numériques

Du 20 au 22 avril 2016 s'est tenue à Genève au siège de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), la conférence sur le marché mondial des contenus numériques. Près de 228 participants parmi lesquels créateurs et experts du monde entier ont étayé les débats lors des tables rondes modérées par deux journalistes de télévision de grande renommée. Il s'agit de Mishal Husain et de Shali Hopra. L'économie des contenus créatifs connait une évolution radicale des modèles d'accès et d'affaires depuis plus d'une décennie. Par ailleurs, l’application du droit de la propriété intellectuelle au sein des Etats membres n'est pas toujours effective selon certains auteurs de contenus. Voici les thèmes discutés durant ces trois jours:

  • Industrie musicale : du vinyle à la diffusion en flux continu
  • Industrie cinématographique: soutenir l’industrie cinématographique dans l’environnement numérique
  • Industrie de la radiodiffusion: de nouveaux modèles pour être en contact avec le public
  • Industrie de l’édition: le codex à l'ère du numérique
  • Architecture numérique: l’infrastructure immatérielle du marché
  • Possibilités et enjeux: marchés, politique et diplomatie

En résumé les sujets ont porté sur:

  • le droit d’auteur à l’ère du numérique;
  • l’incidence de l’environnement numérique sur les créateurs;
  • le rôle des éditeurs, des producteurs et des plates-formes de diffusion; et
  • les marchés numériques, l’accès et la participation.

Des sessions sur l’industrie musicale, l’industrie cinématographique, l’industrie de la radiodiffusion et l’industrie de l’édition, ainsi que la gestion collective et les modèles et marchés émergents ont donné lieu à un dialogue interactif avec le public dans la série des questions-réponses.

L'américain Jaron Lanier, père de la réalité virtuelle, compositeur de musique classique, écrivain (voir son livre You are not a gadget) et futuriste a conquis l'auditoire par sa critique du Web en citant Facebook et Uber, comme grandes entreprises de la Silicon Valley qui gèrent notre comportement par des algorithmes. Il prône pour l'élargissement de la propriété intellectuelle en vue de sauver la classe moyenne.

La nigériane Oreka Godis, actrice de film et de télévision s'est appuyée sur les déclarations des autres panélistes  la Chine, de l'Inde et l'Espagne et leur a invité à aider les marchés émergents à l'instar de son pays le Nigeria sur la production et la distribution des films.

La danoise Naja Nielson croit que la consommation médiatique numérique moderne exige que les médias et le journalisme soient réinventés pour être pertinents et importants pour les gens.

L'indienne Shaili Chopra, présentatrice de télévision est créatrice de deux plateformes de contenus numériques en Inde. Elle a été modératrice dans les trois quarts des sessions et panéliste sur d'autres. Elle n'a pas manqué d'émerveiller l'auditoire par sa maîtrise des thèmes abordés.

L'anglaise Mishal Husain, journaliste de radio et télévision présente BBC Radio 4´s Today a modéré les autres sessions lorsqu'elle n'était pas panéliste elle-même. Pour les amoureux du "genre", l'on a eu droit à deux femmes, deux excellentes journalistes connues. Et même un panel composée que de femmes...

De toute évidence, les créateurs de contenus numériques s'accordent sur la prudence des réseaux sociaux et invitent les gens à créer de nouveaux outils au lieu de reproduire les modèles anciens. Sachant que le téléphone portable reste aujourd’hui plus que jamais un support de média de diffusion et que Facebook diffuse en live, l'on est en droit de se demander si le journalisme à l’ancienne disparaîtra au fil du temps? En effet, les réseaux sociaux sont en plein essor. Les radios diffuseurs traditionnels sont remplacées progressivement par de nouvelles plates-formes.

L'économie numérique sous-tend l’économie de partage à l'instar de Facebook  et pourrait être un atout pour une couverture équilibrée où consommateurs et auteurs de contenus tireraient un bénéfice relativement équitable. Je suis ouverte et disposée à y mener une étude.

 

En photo avec Oreka Godis, actrice.

ompi,droit de la propriété intellectuelle,facebook

20/01/2016

Forum de Davos: le bal des économistes?

Le jour J est arrivé, jour tant attendu pour de nombreux économistes. L'étant par ailleurs, je me dois d'apporter quelques éléments d'analyse dans ce monde globalisé et plein de déséquilibres économiques. Je crois comprendre que les sujets discutés seront le chômage et la question des migrants, quid du reste?

Sans entrer dans la polémique, force est de constater que la fluctuation des monnaies, l'endettement extérieur, la détérioration des termes de l'échange n'ont jamais atteint un seuil aussi alarmant qu'aujourd'hui (voir mon article sur les pronostics économiques de l'année 2016). La répartition géostratégique, à savoir pays riches, pays émergents, groupe des 77 et la Chine, etc., est la démonstration même de la différenciation des rapports de force entre pays.

De manière succincte, je m’arrêterai ici pour l'instant en vous invitant à laisser votre commentaire sur cette note et/ou de me contacter pour de plus amples explications. En attendant l'ouverture du forum économique ce soir à Davos, je vous invite pour vous inspirer à lire mes notes précédentes sur ce sujet en cliquant ici: 

http://innovationcreationcommerce.blog.tdg.ch/archive/2013/01/25/davos-wef-2013-de-joseph-alois-schumpeter-a-milton-friedman.html

http://innovationcreationcommerce.blog.tdg.ch/archive/2013/01/24/davos-wef-2013-l-augmentation-de-la-production-pour-quels-co.html

http://innovationcreationcommerce.blog.tdg.ch/archive/2013/01/23/davos-le-wef-et-si-joseph-alois-schumpeter-etait-encore-la.html

http://innovationcreationcommerce.blog.tdg.ch/archive/2013/01/21/davos-forum-economique-mondial-le-dynamisme-resilient.html

10:36 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : davos, fem, wef |  Facebook | | | Pin it! | |

07/01/2016

Pronostics économiques de l’année 2016

Un groupe célèbre d’économistes sous le nom de Club de Rome disait qu’il fallait stopper la croissance, car, à ce rythme-là, les ressources naturelles essentielles de notre planète (comme le pétrole) seraient épuisées avant 2050. Quarante ans plus tard, on se rend compte qu’il existe encore un problème plus grave : l’utilisation de ces ressources surchargent l’environnement, ce qui provoque une augmentation dangereuse de la température de notre planète.

La rationalité est une utilisation optimale des ressources à disposition. C’est la réalisation d’un objectif avec le minimum possible de moyens. Elle est aussi nécessaire à notre survie, les ressources de notre planète comme toutes les ressources étant limitées. Il faut donc s’en servir avec rationalité.

L’actualité de 2016 reposera sur trois grands thèmes économiques: le retour de la croissance, les politiques monétaires divergentes et les risques géopolitiques. La question clé est le chômage.

La banque centrale européenne (BCE) dispose d'un outil conventionnel : le taux directeur pour augmenter la masse monétaire en circulation. En période de crise, la BCE baisse son taux directeur, ce qui fait baisser les taux sur le marché interbancaire et fait donc ensuite diminuer le taux auquel les entreprises peuvent emprunter. Lorsque le taux baisse, les entreprises investissent davantage, ce qui permet de relancer la croissance. Cependant avec la crise financière, un outil dont on entendait peu parler auparavant, une technique non conventionnelle est réapparu : le "quantitative easing" (QE). Il constitue aussi un facteur supplémentaire au crédit puisque les fonds contenus dans les coffre-forts ont augmenté de 20 à 175 milliards au cours des douze derniers mois. A la mi-décembre, le QE a été élargi de 6 mois supplémentaires,

Le taux directeur de la Réserve fédérale américaine est depuis le 16 décembre 2008 à son niveau le plus bas : 0-0,25%. Une fois que ce taux est à 0% ou très proche, il est impossible de le baisser davantage, aussi la banque a-t-elle entamé la hausse de ce taux à la mi-décembre.

Cette divergence des politiques monétaires fait partie du jeu normal de la redistribution de la croissance. La Chine, pays émergent, jouerait un rôle accru dans la croissance mondiale. La Chine a laissé sa monnaie se déprécier de manière significative entraînant par la même occasion une fluctuation des taux de change des monnaies.

La croissance américaine pourrait se situer entre 2,5% et 3% cette année, comme avant la crise. Selon le bureau du budget du Congrès américain (CBO), la croissance potentielle serait de 1,7%. Les stocks sont importants, le consommateur est présent, l’économie interne va bien. En réalité la croissance américaine s’accélère et est bien supérieure à la croissance potentielle. Contrairement au dollar fort et aux investissements qui souffrent du prix bas du pétrole, l’économie d’exportation se porte mal. Cette situation est une impasse dans le long terme. Tout dépend de la manière dont on anticipe les taux. L’inflation est un facteur non négligeable et mérite d’être pris en compte dans les prévisions tout comme la hausse des taux. Avec les prix du pétrole, l’année 2016 pourrait connaître une légère inflation.

En Europe la croissance potentielle se situerait aux alentours de 1% contrairement à 1,5% avant la crise et les marchés n’anticipent pas de hausse avant 2020. Cet écart prévisionnel ne pourra que rendre le marché obligataire plus difficile.

Rectifier ces écarts, c’est aussi résoudre le problème du chômage, relever les taux de croissance potentiellement très bas et apporter des réformes structurelles. Il est aussi important de se concentrer sur les services qui représentent 80% des économies des pays développés contre seulement 20% de l’industrie et du secteur primaire. Dans le monde ce taux est de 70%. Si on libéralise les services, on pourrait avoir un effet de palier important. L’énorme fardeau de la dette, une croissance mondiale au taux de 1% conduit à restructurer toute l’économie.

Les risques géopolitiques ne garantissent pas la croissance, l’économie se développe à partir d’un cadre de sécurité bien établi. La politique monétaire pratiquée par la Banque centrale doit éviter des pressions inflationnistes  et contribuer à la hausse  de l’investissement et de la consommation.

08:06 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croissance, politique monétaire, chômage |  Facebook | | | Pin it! | |

04/11/2015

Roberto Carvalho de Azevêdo sur les normes internationales visant à réduire les obstacles au commerce

Les membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) se sont engagés à baser leur réglementation technique sur les normes internationales pertinentes appelées accord OTC (accord sur les Obstacles Techniques au Commerce). Dans le cadre de son 20ème anniversaire, l’OMC a organisé un débat ce mercredi 4 novembre 2015, débat qui a regroupé plusieurs acteurs de multinationales, d’ONG et de gouvernements autour du thème: Réduire les désaccords commerciaux résultant des normes et des réglementations.

 

Du débat sur la rétrospective en passant par l’allocution du directeur général de l’OMC Roberto Carvalho de Azevêdo, suivi du deuxième débat sur les parties prenantes OTC, au-delà des gouvernements, le troisième débat s’est penché sur les défis à venir de cet accord.

 

Roberto Carvalho de Azevêdo a souligné que seulement cinq différends étaient enregistrés au sein du comité OTC et un différend était en cours d’être réglé. Le comité contribue à assurer les normes et la réglementation, a-t-il martelé. Il a également rappelé que l’OMC comptait 161 pays membres et que l’OTC ne faisait que grandir et l’implication du secteur privé était fort intéressant, car les normes ont un impact sur leur travail. Pour le Directeur général, l’OMC va au-delà des négociations, l’OTC est une bonne illustration de ce point. Il a annoncé que la prochaine conférence ministérielle aura lieu pour la première fois de l’existence de l’OMC en Afrique, au Kenya.

 

 

L’intervention de Nestlé en tant que partenaire du secteur privé qui agit dans l’industrie alimentaire a conquis l’auditoire. Nestlé contribue pour les normes ISO et CODEX, partage son expertise avec les gouvernements nationaux et oeuvre à la mise en oeuvre des expériences. Pour ses défis vers l’avenir, le représentant de Nestlé M. Dominique Taeymans à tenu à rappeler que Nestlé fêtera ses 150 ans l’année prochaine et continuera au delà de 150 ans encore, il l’espère en tous cas.

 

Le représentant de IKEA, Pär Stenmark s’est penché sur la qualité des produits IKEA en montrant un gadget symbole de la reconnaissance de leurs produits.

 

Xinhua Sun de la Chine a mis l’accent sur la transparence entre gouvernements et surtout envers les pays en voie de développement. Il a rappelé la principale fonction de l’OMC, celle de s’occuper des normes régissant le commerce entre les pays, et de favoriser ainsi, autant que possible, la bonne marche, la prévisibilité et la liberté des échanges.

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Ci-dessus: Photo de la Voix de l'Afrique prise ce matin avec le groupe Afrique

 

 

 

 

 

18:51 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : omc |  Facebook | | | Pin it! | |

01/11/2015

Indice mondial de l’innovation 2015: la Suisse en tête

Il convient d’abord de restituer l’indice mondial de l’innovation dans l’ensemble des analyses sur la croissance économique. Elle est la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée, généralement une période longue. Dans l’optique de l’OMPI, l’indice mondial de l'innovation passe en revue les politiques d'innovation efficaces du point de vue du développement, Il met ainsi de nouveaux moyens permettant aux décideurs des économies en développement de stimuler l’innovation et de renforcer la croissance. On ne saurait parler de croissance sans innovation.

 

M. Francis Gurry, directeur général de l’OMPI déclarait à l’occasion de la publication de cet indice que “chaque nation doit trouver la juste combinaison de politiques pour mobiliser le potentiel novateur et créateur inhérent à son économie”.

 

L’indice mondial de l’innovation passe en revue 141 économies, utilise 79 indicateurs afin d’évaluer leurs capacités d’innovation et dégage des résultats quantifiables. Il a été publié conjointement par l’Université Cornell, *l’INSEAD et l’OMPI le 17 septembre 2015.

 

Un pays qui innove est un pays qui brevete  de nouvelles solutions, qui crée et développe de nouvelles entreprises. Sur ce, la Suisse en est un exemple. Voici le classement :

 

1er Suisse

2ème Royaune-Uni

3ème Suède

4ème Pays-Bas

5ème Etats-Unis d’Amérique

etc.

 

“L’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle

*L'Institut Européen d'Administration Des affaires

22:58 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : indice mondial de l'innovation |  Facebook | | | Pin it! | |

12/09/2015

La politique des taux d’intérêts négatifs et son impact sur la croissance économique

Comment inciter les agents économiques à emprunter lorsque les taux d’intérêts sont négatifs? Telle est la question que se posent beaucoup d’économistes. Les autorités de régulation bancaire imposent des normes prudentielles aux banques secondaires qui ne doivent octroyer du crédit aux entreprises et ménages qu’à certaines conditions. Analysons plutôt! Lorsque la masse monétaire augmente, le taux d'intérêt diminue. Ce qui permet d'augmenter l'investissement et donc de relancer la croissance en augmentant la demande agrégée.

La demande de monnaie varie inversement au taux d’intérêt, c'est-à-dire lorsque le taux d’intérêt est bas, les individus et entreprises ne souhaitent pas placer leur argent en achetant des bons du trésor mais préfèrent plutôt garder du liquide sur eux. ils thésaurisent. Cette demande est une fonction décroissante des taux d’intérêt. En revanche, à partir d'un certain taux d'intérêt, il n'est plus possible de relancer l'investissement en augmentant la masse monétaire. Les banques prendront alors moins de risques afin d’augmenter leur ratio de couverture et freiner ainsi l’investissement et la consommation. 

Les taux d’intérêts négatifs permettent de baisser les investissements étrangers et donc l’appréciation de la monnaie nationale. Les banques centrales prêtent des capitaux à des taux négatifs aux banques pour les inciter à accorder des crédits aux entreprises.

Le Traité de l’économie pure du français Léon Walras (1834-1910) met en exergue l’interventionnisme de l’État. Son oeuvre “Théorie du crédit” dans la Revue d’économie politique (1896) mérite d’être lue. Le fondateur du paradigme du marginalisme a une pensée interventionniste, rationaliste et axiomatique qui débouche sur l’équilibre général concurrentiel en micro-économie contrairement à l’économiste anglais John Maynard Keynes (1883-1946), fondateur de la macroéconomie. Ce dernier défend l’intervention de l’État dans le cadre de l’économie capitaliste. Il a contribué essentiellement à redéfinir le rôle de la monnaie. Son oeuvre maîtresse est écrite en 1936, la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

George Gilder et Arthur Laffer de l’Université de Californie du Sud ont démontré que les difficultés économiques contemporaines proviennent d’une insuffisance de l’offre de facteurs de production due à l’intervention de l’État.

La théorie des déséquilibres serait-elle la mieux approprié face à l’introduction des taux d’intérêts négatifs? Le développement suivra dans les prochains articles.

22:04 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : taux d'intérêt négatifs, économie |  Facebook | | | Pin it! | |

03/09/2015

Banque centrale et monnaie africaine dans une Afrique avec les frontières

A quand la Banque centrale et la monnaie unique africaine lorsqu'on sait que les frontières sont encore fermées entre les pays africains? Nous sommes en train de travailler. On peut fixer un horizon. Peut-être 2030. Nous avons préféré adopter une approche graduelle. Constituer d'abord des sous-régions. Il y en a six. Pour rester conforme à la théorie économique, notamment celles des zones monétaires optimales où il faut d'abord un minimum de convergence macroéconomique au niveau de l'économie réelle avant de passer au monétaire. C'est pour cela que nous avons préféré constituer ces groupements sous-régionaux, a déclaré le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), monsieur Lucas Abaga Nchama lors d’une interview avec le journal Diapason.

Le gouverneur de la BEAC vient d'être élu président de l'Association des banques centrales africaines.

Félicitations!

18:43 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beac, lucas abaga nchama |  Facebook | | | Pin it! | |

La FINMA et la BNS dans le financement de l’économie suisse

Notre activité commerciale sur le long terme repose sur le triangle constitué par une clientèle satisfaite, un personnel motivé et un environnement intact. Nous voulons avoir du succès sur le plan économique, afin d'atteindre au mieux ces objectifs. En ayant un comportement équitable à l'égard de notre personnel et en respectant la nature, nous créons une valeur ajoutée sociale et écologique et nous assumons ainsi nos responsabilités en notre qualité de grand établissement financier suisse, s’était exprimé Hansruedi Köng, président du comité directeur PostFinance SA.

De nouvelles banques font leur apparition. C'est le cas de PostFinance. Le 29 juin dernier, la BNS en consultation avec la FINMA ont déclaré PostFinance comme étant une banque d'importance systémique, c'est-à-dire trop grande pour faire faillite. Ce mardi, le communiqué a été fait par la BNS. L'importance des actifs de sa clientèle élevés à 113 milliards à fin juin, contre seulement 60 milliards en 2008, en est la preuve. 

La FINMA, à travers ses enquêtes sur le fonctionnement des banques suisses. a pour mission d'assurer le bon fonctionnement des marchés financiers, la protection des créanciers, des investisseurs et des assurés. Les méthodes d’évaluation des banques d’importance systémiques mondiales se fondent sur des critères définis par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) et le Conseil de stabilité financière (CSF). En rejoignant UBS, Credit Suisse, Raiffeisen et la Banque cantonale de Zurich (BCZ), PostFinance devient une banque d'importance systémique. "Il dépasse les 14% de fonds propres requis actuellement", a déclaré Hansruedi Köng.

Chaque établissement bancaire est donc soumis à des obligations redditionnelles. Une obligation redditionnelle est l’obligation imposée à un gestionnaire de démontrer qu’il a géré ou contrôlé, en conformité avec certaines conditions explicites ou implicites, les ressources qui lui ont été confiées. Les données des banques doivent être divulguées une fois par an. Selon la BNS, la Poste est désormais trop grande pour faire faillite, “too big to fail”.

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25/08/2015

PostFinance face à l’innovation et le frein à l’utilisation de la carte bancaire: quelle sécurité pour le consommateur?

Le monde change et ses habitudes aussi. A l'heure du numérique, c’est la course contre la montre. Les paiements se font de plus en plus par téléphone (mobile digital services). Dans ce milieu devenu très concurrentiel, les banques se sentent lésées. Les techniques se développent, les gens sont de plus en plus pressés, fini les files d’attente dans les banques.

Pas de temps à perdre, tout va vite ainsi va le monde. A cette vitesse, les banques doivent s’adapter à la concurrence et aux besoins accrues des consommateurs. Le smartphone ou l’iPhone deviennent des porte-monnaies que l’on sort afin de payer un achat. Ce nouveau mode de paiement assure le consommateur contre la perte de son porte-monnaie.

Comment la carte bancaire survivra-t-elle face à la révolution numérique? La technologie mobile vient bouleverser les habitudes de consommation et crée la compétitivité entre entreprises: Les smartphones, iPhones et autres tablettes sont devenus des plateformes de services financiers équipées d’applications de paiement mobile que l’on peut aisément installer.

En Suisse, PostFinance vient ainsi de lancer son application qui permet de relier gratuitement son portable à n’importe quel compte bancaire ou postal. Beaucoup de magasins la testent d’abord à Lausanne, puis à Genève.

14:02 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | Pin it! | |

23/08/2015

Un accroissement des taux d’intérêt négatifs est-il nécessaire à la Banque nationale suisse?

L’appréciation excessive du franc et de certaines autres monnaies amènent de nombreux économistes à préconiser l’interdiction totale de l’usage de l’argent liquide. Les statistiques en termes de quantités détenues en cash physiques ne cessent de s’accroître dans nos banques. Selon une étude récente, la Banque nationale suisse détenait plus de 40 milliards de francs en billets de mille francs à la fin de l’année dernière. Par ailleurs, la Banque des règlements internationaux évoque une hausse de 21% en dollars, de 30% en euros et de 23% en francs sur cinq ans d’argent liquide.

De ce constat, certains économistes prônent une interdiction pure et simple de l’argent liquide. Leur idéologie repose sur les crises financières qui pour eux, ne sont que des conséquences d’une répression fiscale et financière des gouvernements. S’y ajoute également, pensent-ils, la politique ultra-expansive des banques centrales cherchant à hausser encore plus les taux d’intérêt négatifs. C’est le point de vue des économistes Kenneth Rogoff ou Larry Summers.

La politique monétaire de la Banque nationale suisse est d’appliquer des taux négatifs aux avoirs qui excèdent 20 fois les réserves minimales. Toutes les banques n’adoptent pas cette politique en Suisse à en croire Yves Mirabaud : “La logique voudrait que toutes les banques soient obligées de taxer leurs clients non domiciliés en Suisse. Que ceux-ci paient une prime s’ils entendent toujours pouvoir bénéficier du franc comme valeur refuge”.

L'interdiction de l'argent liquide comme solution donnerait la possibilité d'intérêts négatifs beaucoup plus élevés. Ce qui par ailleurs engendrerait des incitations autrement plus puissantes à se replier sur l'argent liquide.

 

 

05:40 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | Pin it! | |

27/07/2015

Helmut Schmidt dans son livre : Was Ich noch sagen wollte, et plus sur l’euro et la Grèce

Helmut Schmidt, né le 23 décembre 1918 (96 ans) à Hambourg, est l’ancien chancelier allemand (du 16 mai 1974 au 1er octobre 1982). Il a publié son nouveau livre en mars 2015, Was Ich noch sagen wollte, traduit de l'allemand au français: ce que je voulais dire encore. Il a beaucoup publié depuis qu’il n’est plus chancelier et ses livres se vendent comme de petits pains. Son intervention sur la Grèce ne laisse personne indifférent et s'accorde aux réflexions de plusieurs économistes. Dans une interview du 15 juillet dernier sur l’euro et la Grèce, il a fait les déclarations suivantes:

"Le PIB représente environ 2,5% du PIB de l’Union européenne.

Si cet état devenait temporairement insolvable, ce serait un grand malheur pour les Grecs et les Européens, mais pas un malheur présentant un péril existentiel. Cela vaut autant pour les conséquences économiques que politiques d’une telle banqueroute. Les conséquences politiques pourraient même être plus importantes, car cela pourrait donner l’impression que la solidarité européenne est bien plus mal en point qu’on ne l’imaginait ces dernières années. La confiance en la communauté des 27 continuerait à s’amenuiser. Ce coût politique serait trop élevé. C’est pourquoi les états de l’Union européenne doivent aider la Grèce.

Les Grecs sont la plus vieille nation civilisée d’Europe. Aujourd’hui ils ont besoin d’un plan d’assainissement total qui ne se réduise pas aux seules aides financières. Ce plan n’existe pas encore, il doit encore être élaboré. Par ailleurs, ce serait une erreur grossière que mettre les intérêts nationaux sur un plateau de la balance et ceux de l’Union sur l’autre car les intérêts de l’Union sont en même temps les intérêts nationaux des Allemands, comme certainement ceux des Français, des Néerlandais, des Polonais et de beaucoup d’autres nations européennes.

Les admonestations, les leçons et les conseils condescendants donnés par d’autres membres de l’Union européenne ont causé une dépression économique en Grèce. C’est pourquoi j’hésite à reprocher aux Grecs le peu d’économies auxquelles ils ont procédé, reproche que d’autres n’hésitent pas à leur faire. Car toute cette épargne forcenée est une des causes de la dépression. Il est en tout cas certain, quelle que soit la façon dont les choses évoluent, que les Grecs vont au devant d’années difficiles.

Voyez-vous, j’aimerais comparer cela avec la situation de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale. Naturellement, les Américains ou les Français auraient pu dire alors : les Allemands sont seuls responsables, laissons-les donc pourrir dans leur situation misérable ! Ils ne l’ont pourtant pas fait. Au lieu de cela, les Américains ont lancé le plan Marshall et les Français nous ont tendu la main en 1950 avec le plan Schuman. Comparé à la situation de l’Allemagne à l’époque et de l’aide qu’étaient prêts à lui fournir d’autres pays qui quelques années auparavant étaient encore en guerre contre elle, le problème grec est une broutille. Que le diable emporte les chefs des gouvernements européens s’ils n’arrivent pas à sauver la Grèce !

L’endettement de l’état est un problème parmi d’autres. Mais la liberté d’action sans frein sur les marchés financiers planétaires en est un bien plus vaste."

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24/07/2015

Quel statut pour la dette grecque ?

Le monde entier a les yeux rivés sur la Grèce. Un pays de l'Union européenne qui croule sur le fardeau de la dette. Toutefois, on ne saurait parler au sein de l'UE de pays sous-développés ou en développement. Mais pourrait-il avoir une classification de pays au sein de cette union? Il me semble utile d'en élaborer au moins une pour un modèle spécifique de pays développé.

J'apporte ma modeste analyse économique de la question que je me pose de savoir si la dette grecque reste soutenable à moyen ou long terme?

Helmut Schmidt, l'ancien chancelier allemand (1974-1982), vient de faire son analyse de la situation. Je constate que nous sommes sur la même longueur d'ondes. Pour lui, il faut annuler la dette et faire une sorte de Plan Marshall pour la Grèce. Il prône en plus un programme d'investissements à hauteur de 2 chiffres de milliards d'euros. 

 

16:22 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : euro, dette grecque, la dette |  Facebook | | | Pin it! | |