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04/02/2011

Le « grand jeu » africain

 

A l'instar du « grand jeu » eurasiatique commencé dans la seconde moitié du XIXe siècle par le face à face des empires britannique et tsariste et qui se poursuit de nos jours sur la forme du face à face OTAN/Organisation de coopération de Shanghai, se déroule sous nos yeux le nouveau « grand jeu » africain. Passé le partage colonial du XIXe scellé par le Congrès de Berlin (1885), passée la décolonisation formelle des années 50 et 60, le continent africain est devenu le principal champ de bataille de l'impérialisme étasunien.

 

(http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14983&t...)

 

Ill'Mama

 

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Chute de Mubarak = Temps de décision pour Netanyahu ?

 

L'Egypte a profité de la récente agitation et a redéployé son armée dans le Sinaï démilitarisé. Aucun futur gouvernement au Caire ne rendra cette force de l'autre côté de Suez, un avis d' Aluf Benn ( http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/fall-of-mubarak-means-decision-time-for-netanyahu-1.340719).

Sur son site, il souligne  que le premier ministre Benjamin Netanyahu a eu raison en soulignant que les accords de paix pourraient être menacés si les gouvernements qui les ont signés étaient dérangés et perdaient le pouvoir. Le président égyptien Hosni Mubarak a été jusqu'ici l'allié crucial d'Israël. Netanyahu a insisté en accordant plus d'attention à la garantie de la frontière du sud d'Israël. Des milliers d'immigrants qui sont venus en Israël de l'Afrique, par l'Egypte, surmontant les difficultés du Caire, ont imposé leur désirs et leur souveraineté dans la péninsule du Sinaï.

 

Ill'Mama

 

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03/02/2011

La Chine et les forums internet sur l'Egypte

 

 

"L'Égypte est un pays ami de la Chine, et nous souhaitons le rétablissement de la stabilité sociale et le retour à la vie normale dans les meilleurs délais..." déclarait Hong Lei, porte parole du Ministères des affaires étrangères de la Chine le 31 janvier dernier.

 

 

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02/02/2011

Pourquoi la situation en Egypte ne pouvait qu'exploser ?

 

 

egypt.jpgUne analyse du Dr. Nouh El Harmouzi, enseignant-chercheur, éditeur du site arabophone de référence MinbarAlHurriyya.org

Après la révolte tunisienne, beaucoup se posaient la question sur la possibilité que d'autres pays arabes, notamment l'Egypte, connaissent le même sort. Dans une analyse incisive et sans concession, Nouh El Harmouzi, enseignant-Chercheur et éditeur du site arabophone de référence MinbarAlHurriyya.org, nous propose un éclairage sur les raisons qui expliquent le soulèvement actuel du peuple égyptien. Il explique dans cette contribution comment le parti au pouvoir, et à sa tête Hosni Moubarak, a accaparé les différentes rentes du pays et a verrouillé politiquement et économiquement le pays générant une grande frustration chez les Egyptiens.

A l'instar de plusieurs régimes sclérosés dans cette région, l'Egypte est, depuis des décennies, caractérisée par un environnement géopolitique explosif, une crise politique larvée, un retour de la violence islamiste et l'émergence de nombreux soulèvements et poches de résistance. Depuis l'assassinat de Sadate, l'état d'urgence n'a jamais été levé dans le pays. La « continuité dans la stabilité » politique est garantie en maintenant l'Etat d'exception et ce depuis 1981, ainsi qu'une vision monarchique de l'exercice et de la transmission du pouvoir par un président issu de la très redoutée junte militaire et disposant du soutien sans faille des barons et des apparatchiks de l'hégémonique Parti National. Comment en est-t-on arrivé là ?

Le verrouillage et la quadrillage de la société égyptienne et leur perpétuation sont permis d'une part grâce à l'héritage de la période nassérienne et l'alliance avec U.R.S.S, marquée par le choix d'un développement autocentré dans le cadre d'une stratégie de substitution des importations produisant des entreprises mégalomaniaques déficitaires et une bureaucratie administrative pléthorique. D'autre part, les quatre rentes dont dispose le régime sont aussi facteur expliquant l'émergence et le renforcement d'un tel système :

1- Le tourisme : il garantit des rentrées de devises constituant la première rente de l'Egypte. Les 5 millions de touristes et visiteurs étrangers ont rapporté 5 milliards de dollars en 2005 et créant plus de 2,6 millions d'emplois.

2- Le Canal de Suez : ce dernier constitue le passage entre la mer Rouge et la mer Méditerranée. Passage maritime artificiel entre Europe et Asie, le Canal est d'une importance majeure car il évite le contournement du continent africain par les navires. La traversée du canal de près de 40 navires quotidiennement assure un revenu d'environ 3,3 milliards de dollars par an.

3- La position stratégique : l'Egypte a pour voisin la Libye, le Soudan, Israël, la Jordanie, et l'Arabie Saoudite (séparés par le désert du Sinaï et la Mer Rouge). Il est de ce fait un pays central avec une position géographique pivot. Avec une parfaite ignorance de l'opposition de la rue égyptienne (et de la rue arabe en général) le gouvernement égyptien a été le premier gouvernement arabe à signer un traité de paix avec Israël (les accords de Camp David de 1979). En contrepartie, tous les ans depuis 1980, les Etats-Unis versent au gouvernement égyptien plus 2.1 milliards de dollars dont 1,3 en aide militaire. En défendant et en s'alignant sur les positions de ce qui est communément et quasi unanimement appelé dans cette région le « Grand Satan » et Israël, les dirigeants égyptiens s'engagent dans un grand écart de plus en plus difficile à gérer sur le plan interne car le divorce s'accentue chaque jour un peu plus entre la population et ses dirigeants. Ces dirigeants sont perçus comme apostats et collaborateurs trahissant les idéaux de l'arabisme Nassérien et abandonnant la cause du « frère » palestinien.

4- Les revenus des transferts et du pétrole : Les transferts en devises des travailleurs émigrés en Europe, aux Etats-Unis et dans les pays du golfe sont estimés à environ 4,3 milliards de dollars par an. Le pétrole quant à lui assure des rentrées de devises estimées à 1,2 milliards de dollars par an.

Ces rentes de situation captées par la coalition au pouvoir, fédérée par Jamal Moubarak (le fils du président) permettent de financer le système d'allégeance et de contrôler la société égyptienne. En s'appropriant à des fins personnelles les instruments de l'Etat (les medias, l'appareil de l'omniprésent parti (PND)), les syndicats, les services secrets et la police politique), en jouissant du silence complice et/ou du soutien des grandes puissances, le pouvoir égyptien a su construire de solides alliances, contrôler les systèmes d'allégeances et de ce fait s'assurer d'une position dominante.

L'abus de position dominante du pouvoir égyptien a complètement vidé le jeu « démocratique » de son sens en avortant de facto toute possibilité de transition pacifique du pouvoir. Les dernières élections « pluralistes » de septembre 2005 et celle d'octobre 2010 en sont la parfaite illustration et ont été porteuses d'une nouvelle déception et de changements qu'à la marge. En attribuant de larges pouvoirs au nouveau gouvernement trié sur le volet et dirigé de facto par le dauphin longtemps présumé, en maintenant les postes décisifs entre les mains des fidèles dont le ministre de la Défense et de l'intérieur.

Une précarité permanente et généralisée

De telles conditions politiques doublées d'une économie largement centralisée axée principalement sur la rente ont plongé la société Egyptienne dans une situation prérévolutionnaire et de précarité permanente et généralisée.

Le taux de chômage réel s'élèverait à 30%, 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année et 26 millions d'égyptiens ont moins de 15 ans, 44% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. L'Égypte occupe la 101ème place au classement du P.N.U.D avec un I.D.H de 0.62. Le pays des pharaons est devenu une société duale avec des inégalités insupportables suite (entre autres) à une privatisation mal engagée dans un contexte de corruption endémique (avec un indice de 3,1 de perception de corruption) et un climat des affaires malsain souvent dénoncé par les multiples rapports de Doing Business. Avec une dette publique totale du gouvernement central et local dépassant la barre du 100% du PIB, les finances publiques, déjà dégradées, ont plongé, et l'État égyptien a connu des problèmes de trésorerie qui se sont traduits par des retards de salaires dans la fonction publique. Le mécontentement et l'insatisfaction couvaient et gagnaient de plus en plus de terrain.

Les opposants irréductibles, les désespérés et les laissés-pour-compte finissent le plus souvent par grossir les rangs des mouvements les plus radicaux. Les Salafistes, les Wahhabistes et les branches les plus radicales des Frères Musulmans en sont (à défaut d'un pluralisme et d'une offre politique crédible) les principaux bénéficiaires ; la multiplication des attentats et le récent soulèvement en sont la principale (rationnelle) conséquence.

Ce soulèvement de la rue égyptienne constitue une étape décisive afin de briser l'immobilisme égyptien qui n'en finit pas depuis plusieurs décennies et qui plonge l'Egypte dans une crise de plus en plus multiforme... Personne ne peut prévoir avec précision quel tournant prendra cette crise et quel sera le prochain domino qui chutera dans une région assise sur un baril de poudre.


Un article du Dr. Nouh El Harmouzi, enseignant-chercheur et éditeur du site arabophone de référence MinbarAlHurriyya.org, publié en collaboration avec UnMondeLibre.org pour l'Autre Afrik.

 

Ill'Mama

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L'Égypte: un dernier ressort

Lorsque l'État connaît une crise de légitimité comme celle dans laquelle se trouve actuellement le régime de Hosni Moubarak, l'intervention de l'armée semble une option naturelle dans un régime dictatorial non fondé sur la suprématie du pouvoir civil sur le pouvoir militaire.

Dans ce contexte, l'armée égyptienne apparaît à ce moment de crise comme l'institution sollicitée en dernier ressort pour sauver le régime Moubarak. Nul doute, cette institution ne restera pas indifférente vis-à-vis la situation insurrectionnelle dans laquelle est plongé le pays, alors que les jours au pouvoir du président Moubarak sont comptés.

Cependant, l'armée fait face à une situation beaucoup plus complexe pour sauvegarder la sécurité nationale et les institutions de l'État, en raison des bouleversements actuels au niveau interne et des risques d'une modification de l'ordre géopolitique régional en cas de chute du régime en place.

L'armée en Égypte est historiquement la garante ultime du pouvoir politique depuis le coup d'État de 1952 mené par le Mouvement des officiers libres. Celui-ci a consacré l'interventionnisme de l'armée dans la sphère politique pour former avec la présidence et les services de renseignement l'unité centrale décisionnelle du régime égyptien. Tous les présidents successifs - Mohamed Naguib, Nasser, Anouar al-Sadate et Hosni Moubarak - sont issus du corps des officiers.

Cette alliance sur laquelle reposait le régime Moubarak était trop solide pour résister à toute attaque, car son entourage militaire était très fidèle. Les généraux et les hauts gradés ont bénéficié de nombreux avantages et sont présents dans plusieurs secteurs industriels et commerciaux.

Cependant, les émeutes que connaît l'Égypte depuis 25 janvier, exigeant le départ de Moubarak, pourraient conduire à un tournant dans les relations armée/pouvoir et peut-être à la fin de l'âge d'or. L'armée ayant été appelée à assurer la sécurité, il est inévitable que les militaires s'interrogent sur les insuffisances du système qui a pu les conduire à faire un travail policier pour lequel ils ne sont pas habitués. Si les militaires ont été sollicités pour réprimer les émeutes urbaines de 1977 et la révolte des cadets de la police en 1986, les forces de sécurité n'arrivent pas cette fois à contenir les manifestants qui bravent le couvre-feu décrété sur l'ensemble du pays. Les pressions internationales s'accentuent pour que les forces de sécurité fassent preuve de retenue et Washington a fait savoir qu'il pourrait revoir son aide militaire (1,3 milliard de dollars par an) à l'Égypte.

En outre, l'armée, qui vient de sortir de sa réserve pour tenter de mettre fin à cette situation insurrectionnelle, n'a pas intérêt à adopter de mesures graves conduisant à plus de morts et de blessés pour ne pas perdre sa crédibilité et sa réputation. L'armée inspire autant de respect que de peur, et représente un symbole national pour la défense de l'Égypte et ses frontières aux ingérences ou attaques extérieures.

On assiste présentement à un coup d'État au sommet du pouvoir qui permet aux militaires de reprendre en main le pays afin d'assurer la pérennité du régime. Dans cette perspective, s'inscrit la nomination du chef des services secrets, Omar Souleimane, en qualité de vice-président de l'État égyptien. Cela est un prélude au départ de Hosni Moubarak, dont l'intérim sera assuré par l'un de ses hommes les plus loyaux et qui est bien apprécié par Washington.

Il s'agit d'un tour de passe-passe pour empêcher le renouvellement de l'expérience tunisienne en Égypte. Cependant, les forces de police sont incapables de ramener l'ordre après ces jours de manifestations qui ont tourné à l'insurrection populaire.

Or, si l'armée veut garder sa position d'arbitre et ne veut pas voir trop de sang couler, elle peut exiger de Moubarak qu'il parte, en le protégeant, pour accompagner un changement de régime et entamer les réformes politiques qui seront en mesure de satisfaire la rue et les forces d'opposition.

 

Source : Brahim Saidy, chargé de cours aux Hautes études internationales (HEI) de l'Université Laval, Canada.

 

Ill'Mama

 

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01/02/2011

Egypte-Tunisie : deux mouvements de révoltes, même issue ?

 

Les manifestations en Egypte semblent s'inspirer des révoltes de Tunis, mais connaîtront-ils le même dénouement ? A en croire le journaliste israélien Aluf Benn, dans le quotidien Haaretz, La chute du régime Moubarak placerait Israël dans une position de «détresse stratégique». Cette position est devenue encore plus cruciale depuis qu'Israël s'est brouillé avec un autre allié de la région, la Turquie.

 

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31/01/2011

Décision de l'UA d'envoyer 5 chefs d'Etat en Côte d'Ivoire : Un camouflet pour la Cédéao et Sarkozy

 

Honte à la CEDEAO ! Et véritable camouflet pour la communauté ouest-africaine (coachée par la France) qui a préconisé le feu et le sang pour, dit-elle, «régler» le contentieux électoral présidentiel en Côte d'Ivoire.

Là où l'Union africaine (UA) jouant de sagesse, de liberté et l'impartialité a pris la décision d'envoyer à Abidjan une équipe «d'enquêteurs » pour rechercher la vérité et proposer une solution pacifique à la crise.

Le chef de l'Etat mauritanien, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice du Conseil de sécurité et de paix de l'Union africaine (UA), a rendu public, le vendredi 28 janvier dernier, le communiqué de la 259ème session du Conseil dont l'un des sujets centraux était la crise post électorale en Côte d'Ivoire. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA ont décidé, pour trouver une solution à la situation ivoirienne, «de mettre en place, sous l'autorité de l'Union africaine, un groupe de haut niveau pour le règlement de la crise, dans des conditions qui préservent la démocratie et la paix».

Ce groupe de haut niveau n'est rien d'autre qu'un «panel» de cinq chefs d'Etat.

Le sommet des chefs d'Etat tenu hier à Addis-Abeba (Ethiopie) a choisi les cinq pays conformément aux cinq régions du continent. Ces cinq chefs d'Etat viendront à Abidjan afin de rechercher la vérité sur le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire tenu le 28 novembre dernier. Durant un mois, ces cinq chefs d'Etat, assistés par une équipe d'experts, répondront à la question fondamentale : qui de Gbagbo ou de Ouattara a remporté le scrutin électoral du 28 novembre? Ils répondront également, avec des preuves, aux autres questions tout aussi importantes : comment s'est déroulé le scrutin ? Y a-t-il eu fraude ?

Le vote fut-il équitable, transparent et démocratique ? Le processus de proclamation des résultats a-t-il été respecté ? Quel est le rôle véritable du certificateur de l'ONU ?

Autant de questions auxquelles les émissaires de l'UA vont répondre pour démêler l'écheveau de la crise post électorale ivoirienne. Une démarche de l'UA qui apparaît à la fois sérieuse et crédible. En total déphasage avec l'attitude de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) qui a fait table-rase de la recherche de la vérité dans la crise ivoirienne pour emboucher la trompette partisane et vindicative de la France de Nicolas Sarkozy.

Pour Paris dont Alassane Ouattara est le «pion», il n'est point question d'investiguer pour savoir si Ouattara est effectivement le «vainqueur» du scrutin. Puisque le Conseil constitutionnel, institution étatique ivoirienne unique chargée de valider toute victoire à l'élection présidentielle, estime, après avoir statué sur les contestations du scrutin, que le président élu n'est autre que Laurent Gbagbo.

Dans un chorus se fondant peu sur le droit et la démocratie que sur des intérêts nébuleux, certains pays de l'Afrique de l'ouest, l'ONU, la France et l'Union européenne crient à tue-tête que Ouattara est le «vainqueur». Ils menacent la Côte d'Ivoire de guerre. Sarkozy donne les ultimatums au Président Gbagbo. Wade, Compaoré, Goodluck font feu de tout bois. Aucun d'entre eux ne cherche à savoir si ce que Choi, le représentant de Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire, a certifié comme résultats est exact. C'est mettre fin à cet obscurantisme que l'UA a préconisé la «marche vers la lumière».

Source : Didier Depry, Notre voie, quotidien ivoirien de ce jour

 

Ill'Mama

 

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L'islam et le pouvoir en Afrique, un essor ?

 

Mohamed ElBaradei,.pngL'égyptien Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix, a été choisi par la Coalition nationale pour le changement en vue de "négocier" avec le régime. Il est allé au-devant des manifestants au Caire en promettant "une ère nouvelle".

Suite aux protestations égyptiennes de ces derniers jours, de retour de l'étranger, il va soutenir les manifestants, exigeant que le gouvernement « cesse d'utiliser la violence, d'emprisonner les gens et de les torturer ». Il se propose de « mener la transition » vers la démocratie.  Ce dimanche les partis d'opposition de la « Coalition nationale pour le changement » l'ont désigné comme leur porte-parole pour négocier avec Hosni Moubarak.

En Côte d'Ivoire et en Tunisie, quelles solutions ?

 

Ill'Mama

 

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30/01/2011

L'étrange silence de l'Union Africaine sur l'Egypte et la Tunisie

 

Tandis que Ben Ali vient d'être chassé de la Tunisie, et que la colère gronde en Egypte, le Conseil  de paix et de sécurité de l'Union Africaine (UA) semble s'en détourner.

Il fixe son attention sur la Côte d'Ivoire et la situation post-électorale  avec Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Ce silence de l'UA a de quoi surprendre.

 

Ill'Mama

 

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Côte d'Ivoire : une manifestation pro-Ouattara à Genève - avec photos

 

Hier, Place des Nations, dans l'après-midi, se tenait une manifestation des pro-Ouattara.

Photos prises par Ill'Mama :

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29/01/2011

Manifestation anti-Gbagbo à Genève avec photos

La Côte d'Ivoire continue à se faire remarquer en Suisse. Une centaine de manifestants voire même 200 à 300 ont défilé à Genève en direction du Palais des Nations en scandant « On va désinstaller Gbagbo ». Ils ont traversé la gare Cornavin et se dirigent actuellement vers la  Place des Nations.

Photos prises par Ill'Mama :

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14:01 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | Pin it! | |

Du Sommet de l'Union africaine (UA), Résultats du Huis clos sur la Côte d'Ivoire à Addis-Abeba

 

Crise par-ci, manifestations par-là, révolution, l'heure est vraiment grave. C'est le temps, le moment choisi où l'Afrique a une crédibilité à prouver. Les décisions du sommet de l'UA sont d'une importance majeure pour l'histoire de ce vaste continent dont la population est estimée à plus d'un milliard d'habitants donc 13,12% de la population mondiale.

 

L'UA regroupe 53 Etats et tient son 16e sommet ce dimanche à Addis-Abeba en Ethiopie. Plusieurs réunions préparatoires ont déjà eu lieu, entre autres celle du Conseil de paix et de sécurité ce vendredi à huis clos sur la crise en Côte d'Ivoire.

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l'union africaine  était composée de Mohamed Ould Abdelaziz de Mauritanie, président du Conseil, Jacob Zuma  de l'Afrique du Sud, Jonathan Goodluck du Nigéria, Robert Mugabe du Zimbabwé et  Hifikepunye Pohamba de Namibie.

 

Le président mauritanien, face a la presse hier, a déclaré:

« Nous avons décidé de mettre en place, sous l'autorité de l'UA un panel de règlement de la crise. Ce panel rendra ses conclusions dans un délai qui ne dépassera pas un mois, et ses décisions seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes.

La composition de ce panel sera arrêtée ultérieurement, d'ici 48 heures.  Il aura la charge de trouver une solution qui respecte la démocratie et préserve la paix sociale.

Il s'agit essentiellement d'élargir le cadre des négociations pour donner plus de chances à une solution pacifique. »

 

« Il est mandaté pour évaluer la situation et formuler, sur la base des décisions pertinentes de l'UA et de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, Ndr), une solution politique d'ensemble.» selon un communiqué.

 

Peut-on espérer un modèle de développement intégrant la paix et la sécurité ? Le temps est à la réflexion.

 

Ill'Mama

 

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28/01/2011

Réunion extraordinaire des chefs d'Etat membres du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine dès 14HGMT

 

14 pays membres du Conseil paix et sécurité vont se retrouver à huis-clos en présence du président de la Commission, Jean Ping.

Le burkinabé, Blaise Compaoré, a été invité à participer à cette réunion au terme de laquelle l'on saura si l'Union africaine maintient sa position de fermeté : Alassane Ouattara est président et Laurent Gbagbo doit partir.

Les divergences exprimées ces derniers jours font apparaître deux camps : d'un côté les partisans du compromis emmenés par l'Afrique du Sud, qui estiment que l'Union africaine est allée trop loin et qu'il faut continuer à négocier un partage du pouvoir à Abidjan ; de l'autre les partisans de la fermeté conduits par la Cédéao et le Nigéria, qui souhaitent le départ immédiat de Laurent Gbagbo y compris par la force, si l'on en croit RFI.

 

Ill'Mama

 

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Réquisition de l'agence nationale de la Bcéao par Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire)

 

Des appels lancés ces derniers jours par Alassane Ouattara pour la fermeture des agences en Côte d'Ivoire de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) sont-ils suivis ? Le personnel des agences de la BCEAO a été requis pour 'assurer les services ordinaires' de ces établissements, selon un décret signé par M. Gbagbo.

 

Bamba Mafoumgbé du quotidien ivoirien le Temps, révèle ce qui suit :

 

« Contrairement à ce qu'a dit hier, M. Jean-Baptiste Compaoré, le vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest ( Bcéao) la mesure de réquisition prise par le Président Laurent Gbagbo, est une réponse à une escalade enclenchée par les services de la Bcéao dès la désignation de M. Compaoré après avoir contraint notre compatriote, Philippe Henri Dakoury-Tabley, à la démission de son poste de gouverneur alors qu'il était à mi-mandat.

 

Le Vice Gouverneur qui voulait appliquer à la lettre la dictée de M. Ouattara, a instruit le Secrétaire général de la Bcéao Dakar, qui a intimé l'ordre au Directeur national de la Bcéao pour la Côte d'Ivoire, de 'suspendre la participation du Trésor public de Côte d'Ivoire aux échanges dans le Stare Uemoa et de Sica-Uemoa. Ce, jusqu'à la transmission à la Bcéao de nouveaux pourvoirs de signature sur les comptes ouvertes dans les livres de la Bcéao à leur nom' (voir fac-scimilé).

 

Ce qui a eu pour conséquence immédiate l'impossibilité pour l'Etat de Côte d'Ivoire via le Trésor public, de faire traiter ses valeurs. Ainsi, les vaillants fonctionnaires et agents retraités de l'Etat de Côte d'Ivoire, n'ont pu percevoir leurs soldes à la date prévue. Quelle méchanceté de la part de Ouattara et de ses alliés parmi lesquels « son ministre' de l'Economie et des Finances !

 

En plus, le vice-gouverneur dit que cette mesure de réquisition affirme :

'Il importe de rappeler que la Bcéao, Institut d'émission commun au Bénin, au Burkina Faso, à la Côte d'Ivoire, à la Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo, est un établissement public international régi par les dispositions du Traité de l'Uemoa du 20 janvier 2007, des Statuts et du Protocole relatif aux privilèges et immunités de la Banque centrale qui y sont annexés et en font partie intégrante.

 

Aux termes, de ces textes les locaux de la Banque Centrale sont inviolables' Soit. Mais ce que M. Compaoré oublie et refuse de voir en face, c'est que, après le conseil des ministres tenu à Bissau, le gouvernement de Côte d'Ivoire dirigé par le Pr Aké N'Gbo, a saisi la Cour de Justice de l'Uemoa. Alors que ce litige est pendant devant cette cour compétente en la matière, le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Uemoa a décidé le samedi dernier à Bamako, 'd'émasculer' leur Cour de Justice. »

 

Ill'Mama

 

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27/01/2011

Sommet de l'Union africaine : Pourquoi Sarkozy s'invite à Addis-Abeba

 

Un intrus au sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine des 30 et 31 prochains. C'est le cas de le dire, le président français Nicolas Sarkozy s'est invité à ce sommet au moment où l'Afrique crie sa trop grande dépendance vis-à-vis de l'Occident. Selon un confrère français, Sarkozy se rend à Addis Abeba fort de sa triple casquette de président français, de président tournant du G8 et du G20.

Le confrère, qui tient sa source des services de l'Elysée, affirme que Sarkozy a à cœur, en tant que patron du G20, de faire des propositions aux pays qui soutiennent Laurent Gbagbo afin qu'ils le lâchent.

Cette tâche lui tient tellement à cœur qu'il n'a pas tenu compte des propositions de ses conseillers qui lui ont demandé de ne pas se rendre à ce sommet pour éviter une humiliation certaine.

Nul doute que les Africains, qui ont commencé à comprendre que 50 ans après les indépendances, ils n'ont pas bougé, ne céderont pas au nouveau miroir néo-colonialiste que va leur présenter Sarko. Rien que pour montrer au président français qu'il n'est pas à une réunion de la Françafrique, mais bien de l'Union africaine dont les enfants, éveillés et conscients, demandent de plus en plus de compte à leurs souverains. Lesquels n'ont donc plus droit à l'erreur.


Source: Abdoulaye Villard Sanogo, notre voie, quotidien ivoirien, article de ce jour.

 

Ill'Mama

 

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