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23/08/2015

Un accroissement des taux d’intérêt négatifs est-il nécessaire à la Banque nationale suisse?

L’appréciation excessive du franc et de certaines autres monnaies amènent de nombreux économistes à préconiser l’interdiction totale de l’usage de l’argent liquide. Les statistiques en termes de quantités détenues en cash physiques ne cessent de s’accroître dans nos banques. Selon une étude récente, la Banque nationale suisse détenait plus de 40 milliards de francs en billets de mille francs à la fin de l’année dernière. Par ailleurs, la Banque des règlements internationaux évoque une hausse de 21% en dollars, de 30% en euros et de 23% en francs sur cinq ans d’argent liquide.

De ce constat, certains économistes prônent une interdiction pure et simple de l’argent liquide. Leur idéologie repose sur les crises financières qui pour eux, ne sont que des conséquences d’une répression fiscale et financière des gouvernements. S’y ajoute également, pensent-ils, la politique ultra-expansive des banques centrales cherchant à hausser encore plus les taux d’intérêt négatifs. C’est le point de vue des économistes Kenneth Rogoff ou Larry Summers.

La politique monétaire de la Banque nationale suisse est d’appliquer des taux négatifs aux avoirs qui excèdent 20 fois les réserves minimales. Toutes les banques n’adoptent pas cette politique en Suisse à en croire Yves Mirabaud : “La logique voudrait que toutes les banques soient obligées de taxer leurs clients non domiciliés en Suisse. Que ceux-ci paient une prime s’ils entendent toujours pouvoir bénéficier du franc comme valeur refuge”.

L'interdiction de l'argent liquide comme solution donnerait la possibilité d'intérêts négatifs beaucoup plus élevés. Ce qui par ailleurs engendrerait des incitations autrement plus puissantes à se replier sur l'argent liquide.

 

 

05:40 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | Pin it! | |

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