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29/03/2011

Où va l'Afrique ? Vers le développement ou de plus en plus vers le sous-développement ?

A l'heure où les bombardements continuent en Libye et que la Côte d'Ivoire traverse une crise post-électorale majeure, la question sur la résorption des déficits se pose. Comment peut-on rendre la balance commerciale excédentaire si l'on ne peut pas vendre ses propres produits sur le marché international, c'est le cas du cacao en Côte d'Ivoire qui est stocké depuis des mois face aux paysans démunis et vivant dans la misère ? Comment peut-on rembourser la dette extérieure ou intérieure s'il n'y a pas de flux de capitaux étrangers et une épargne consécutive ? Comment peut-on avoir une balance des paiements excédentaire si l'on ne peut pas avoir un marché monétaire stable, une monnaie forte ?

Pour les pays francophones d'Afrique  utilisant le FCFA,  Franc des Colonies Françaises d'Afrique et aujourd'hui Franc de la Communauté Financière Africaine, le risque de dévaluation prend de plus en plus d'ampleur. Va-t-on une fois de plus connaître une autre dévaluation après celle de janvier 1994 ? Auquel cas sont-ils condamnés à une paupérisation et convergeront de plus en plus vers le sous-développement à moins d'en démontrer le contraire.

A titre de rappel, la France peut à tout moment toute seule décider de la dévaluation du FCFA, elle en a le privilège vu les accords passés avec ces pays à l'époque des indépendances.

 

Ill'Mama

 

11:15 Publié dans Air du temps, Economie/Commerce | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sous-developpement, dévaluation, fcfa, f cfa, franc cfa |  Facebook | | | Pin it! | |

Commentaires

Le développement de l'Afrique doit appartenir aux Africains, comment la France peut elle encore intervenir dans la dévaluation du CFA? Ce sont des reliquats du colonialisme. Les pays africains doivent se protéger par eux mêmes en coupant les liens avec leurs anciennes colonies et en instaurant des barrières douanières pour permettre le développement de leurs économies, comme l'Europe et les US l'ont fait et le font..
Si la culture du riz, par exemple, était protégée par des taxes imposées et payées, il s'en produirait beaucoup plus au Mali, Burkina, Sénégal et autres pays de la zone du Niger. Il en est de même pour beaucoup de produits agricoles, comme le sucre. L'Afrique doit prendre son destin en main, sans compter sur les autres puissances européennes et américaines avant que les Chinois les embrouillent à nouveau....

Écrit par : olivier matile | 29/03/2011

Pensez-vous que l'Afrique n'a jamais voulu ou alors ne prend-t-elle pas son destin en main ? C'est un discours réthorique,une variable aléatoire parmi tant d'autres.

Écrit par : Ill'Mama | 29/03/2011

Tout à fait, l'Afrique n'a jamais pu prendre son destin en main. L'Europe, ni les US ne l'ont pas laissé même en décolonisant...

Écrit par : olivier matile | 30/03/2011

@ Olivier Matile,

si le développement de l'Afrique doit appartenir aux africains, les investissements étrangers doivent être les bienvenu. Vos réflexes anti-collionalisme sont d'un autre âge. Celui où le socialisme de l'URSS influençait bien des pays d'Afrique avec son cortège de misère qui s'ensuivit.

Mais commençons déjà à abolir les subventions à l'exportation des produits agricoles des pays occidentaux qui pénalisent le marché agricole africain.

Mais le continent africain malgré les idées reçues est en train de décollé grâce au marché mondial que l'Afrique bénéficie.

Voir l'article sur mon blog concernant les pays africains qui bénéficient d'une croissance soutenue.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/01/04/l-afrique-mondialisee.html

D.J

Écrit par : D.J | 30/03/2011

Les commentaires sont fermés.