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31/01/2011

Décision de l'UA d'envoyer 5 chefs d'Etat en Côte d'Ivoire : Un camouflet pour la Cédéao et Sarkozy

 

Honte à la CEDEAO ! Et véritable camouflet pour la communauté ouest-africaine (coachée par la France) qui a préconisé le feu et le sang pour, dit-elle, «régler» le contentieux électoral présidentiel en Côte d'Ivoire.

Là où l'Union africaine (UA) jouant de sagesse, de liberté et l'impartialité a pris la décision d'envoyer à Abidjan une équipe «d'enquêteurs » pour rechercher la vérité et proposer une solution pacifique à la crise.

Le chef de l'Etat mauritanien, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice du Conseil de sécurité et de paix de l'Union africaine (UA), a rendu public, le vendredi 28 janvier dernier, le communiqué de la 259ème session du Conseil dont l'un des sujets centraux était la crise post électorale en Côte d'Ivoire. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA ont décidé, pour trouver une solution à la situation ivoirienne, «de mettre en place, sous l'autorité de l'Union africaine, un groupe de haut niveau pour le règlement de la crise, dans des conditions qui préservent la démocratie et la paix».

Ce groupe de haut niveau n'est rien d'autre qu'un «panel» de cinq chefs d'Etat.

Le sommet des chefs d'Etat tenu hier à Addis-Abeba (Ethiopie) a choisi les cinq pays conformément aux cinq régions du continent. Ces cinq chefs d'Etat viendront à Abidjan afin de rechercher la vérité sur le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire tenu le 28 novembre dernier. Durant un mois, ces cinq chefs d'Etat, assistés par une équipe d'experts, répondront à la question fondamentale : qui de Gbagbo ou de Ouattara a remporté le scrutin électoral du 28 novembre? Ils répondront également, avec des preuves, aux autres questions tout aussi importantes : comment s'est déroulé le scrutin ? Y a-t-il eu fraude ?

Le vote fut-il équitable, transparent et démocratique ? Le processus de proclamation des résultats a-t-il été respecté ? Quel est le rôle véritable du certificateur de l'ONU ?

Autant de questions auxquelles les émissaires de l'UA vont répondre pour démêler l'écheveau de la crise post électorale ivoirienne. Une démarche de l'UA qui apparaît à la fois sérieuse et crédible. En total déphasage avec l'attitude de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) qui a fait table-rase de la recherche de la vérité dans la crise ivoirienne pour emboucher la trompette partisane et vindicative de la France de Nicolas Sarkozy.

Pour Paris dont Alassane Ouattara est le «pion», il n'est point question d'investiguer pour savoir si Ouattara est effectivement le «vainqueur» du scrutin. Puisque le Conseil constitutionnel, institution étatique ivoirienne unique chargée de valider toute victoire à l'élection présidentielle, estime, après avoir statué sur les contestations du scrutin, que le président élu n'est autre que Laurent Gbagbo.

Dans un chorus se fondant peu sur le droit et la démocratie que sur des intérêts nébuleux, certains pays de l'Afrique de l'ouest, l'ONU, la France et l'Union européenne crient à tue-tête que Ouattara est le «vainqueur». Ils menacent la Côte d'Ivoire de guerre. Sarkozy donne les ultimatums au Président Gbagbo. Wade, Compaoré, Goodluck font feu de tout bois. Aucun d'entre eux ne cherche à savoir si ce que Choi, le représentant de Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire, a certifié comme résultats est exact. C'est mettre fin à cet obscurantisme que l'UA a préconisé la «marche vers la lumière».

Source : Didier Depry, Notre voie, quotidien ivoirien de ce jour

 

Ill'Mama

 

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L'islam et le pouvoir en Afrique, un essor ?

 

Mohamed ElBaradei,.pngL'égyptien Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix, a été choisi par la Coalition nationale pour le changement en vue de "négocier" avec le régime. Il est allé au-devant des manifestants au Caire en promettant "une ère nouvelle".

Suite aux protestations égyptiennes de ces derniers jours, de retour de l'étranger, il va soutenir les manifestants, exigeant que le gouvernement « cesse d'utiliser la violence, d'emprisonner les gens et de les torturer ». Il se propose de « mener la transition » vers la démocratie.  Ce dimanche les partis d'opposition de la « Coalition nationale pour le changement » l'ont désigné comme leur porte-parole pour négocier avec Hosni Moubarak.

En Côte d'Ivoire et en Tunisie, quelles solutions ?

 

Ill'Mama

 

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30/01/2011

L'étrange silence de l'Union Africaine sur l'Egypte et la Tunisie

 

Tandis que Ben Ali vient d'être chassé de la Tunisie, et que la colère gronde en Egypte, le Conseil  de paix et de sécurité de l'Union Africaine (UA) semble s'en détourner.

Il fixe son attention sur la Côte d'Ivoire et la situation post-électorale  avec Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Ce silence de l'UA a de quoi surprendre.

 

Ill'Mama

 

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Côte d'Ivoire : une manifestation pro-Ouattara à Genève - avec photos

 

Hier, Place des Nations, dans l'après-midi, se tenait une manifestation des pro-Ouattara.

Photos prises par Ill'Mama :

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11:57 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | Pin it! | |

29/01/2011

Manifestation anti-Gbagbo à Genève avec photos

La Côte d'Ivoire continue à se faire remarquer en Suisse. Une centaine de manifestants voire même 200 à 300 ont défilé à Genève en direction du Palais des Nations en scandant « On va désinstaller Gbagbo ». Ils ont traversé la gare Cornavin et se dirigent actuellement vers la  Place des Nations.

Photos prises par Ill'Mama :

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14:01 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | Pin it! | |

Du Sommet de l'Union africaine (UA), Résultats du Huis clos sur la Côte d'Ivoire à Addis-Abeba

 

Crise par-ci, manifestations par-là, révolution, l'heure est vraiment grave. C'est le temps, le moment choisi où l'Afrique a une crédibilité à prouver. Les décisions du sommet de l'UA sont d'une importance majeure pour l'histoire de ce vaste continent dont la population est estimée à plus d'un milliard d'habitants donc 13,12% de la population mondiale.

 

L'UA regroupe 53 Etats et tient son 16e sommet ce dimanche à Addis-Abeba en Ethiopie. Plusieurs réunions préparatoires ont déjà eu lieu, entre autres celle du Conseil de paix et de sécurité ce vendredi à huis clos sur la crise en Côte d'Ivoire.

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l'union africaine  était composée de Mohamed Ould Abdelaziz de Mauritanie, président du Conseil, Jacob Zuma  de l'Afrique du Sud, Jonathan Goodluck du Nigéria, Robert Mugabe du Zimbabwé et  Hifikepunye Pohamba de Namibie.

 

Le président mauritanien, face a la presse hier, a déclaré:

« Nous avons décidé de mettre en place, sous l'autorité de l'UA un panel de règlement de la crise. Ce panel rendra ses conclusions dans un délai qui ne dépassera pas un mois, et ses décisions seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes.

La composition de ce panel sera arrêtée ultérieurement, d'ici 48 heures.  Il aura la charge de trouver une solution qui respecte la démocratie et préserve la paix sociale.

Il s'agit essentiellement d'élargir le cadre des négociations pour donner plus de chances à une solution pacifique. »

 

« Il est mandaté pour évaluer la situation et formuler, sur la base des décisions pertinentes de l'UA et de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, Ndr), une solution politique d'ensemble.» selon un communiqué.

 

Peut-on espérer un modèle de développement intégrant la paix et la sécurité ? Le temps est à la réflexion.

 

Ill'Mama

 

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28/01/2011

Réunion extraordinaire des chefs d'Etat membres du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine dès 14HGMT

 

14 pays membres du Conseil paix et sécurité vont se retrouver à huis-clos en présence du président de la Commission, Jean Ping.

Le burkinabé, Blaise Compaoré, a été invité à participer à cette réunion au terme de laquelle l'on saura si l'Union africaine maintient sa position de fermeté : Alassane Ouattara est président et Laurent Gbagbo doit partir.

Les divergences exprimées ces derniers jours font apparaître deux camps : d'un côté les partisans du compromis emmenés par l'Afrique du Sud, qui estiment que l'Union africaine est allée trop loin et qu'il faut continuer à négocier un partage du pouvoir à Abidjan ; de l'autre les partisans de la fermeté conduits par la Cédéao et le Nigéria, qui souhaitent le départ immédiat de Laurent Gbagbo y compris par la force, si l'on en croit RFI.

 

Ill'Mama

 

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Réquisition de l'agence nationale de la Bcéao par Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire)

 

Des appels lancés ces derniers jours par Alassane Ouattara pour la fermeture des agences en Côte d'Ivoire de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) sont-ils suivis ? Le personnel des agences de la BCEAO a été requis pour 'assurer les services ordinaires' de ces établissements, selon un décret signé par M. Gbagbo.

 

Bamba Mafoumgbé du quotidien ivoirien le Temps, révèle ce qui suit :

 

« Contrairement à ce qu'a dit hier, M. Jean-Baptiste Compaoré, le vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest ( Bcéao) la mesure de réquisition prise par le Président Laurent Gbagbo, est une réponse à une escalade enclenchée par les services de la Bcéao dès la désignation de M. Compaoré après avoir contraint notre compatriote, Philippe Henri Dakoury-Tabley, à la démission de son poste de gouverneur alors qu'il était à mi-mandat.

 

Le Vice Gouverneur qui voulait appliquer à la lettre la dictée de M. Ouattara, a instruit le Secrétaire général de la Bcéao Dakar, qui a intimé l'ordre au Directeur national de la Bcéao pour la Côte d'Ivoire, de 'suspendre la participation du Trésor public de Côte d'Ivoire aux échanges dans le Stare Uemoa et de Sica-Uemoa. Ce, jusqu'à la transmission à la Bcéao de nouveaux pourvoirs de signature sur les comptes ouvertes dans les livres de la Bcéao à leur nom' (voir fac-scimilé).

 

Ce qui a eu pour conséquence immédiate l'impossibilité pour l'Etat de Côte d'Ivoire via le Trésor public, de faire traiter ses valeurs. Ainsi, les vaillants fonctionnaires et agents retraités de l'Etat de Côte d'Ivoire, n'ont pu percevoir leurs soldes à la date prévue. Quelle méchanceté de la part de Ouattara et de ses alliés parmi lesquels « son ministre' de l'Economie et des Finances !

 

En plus, le vice-gouverneur dit que cette mesure de réquisition affirme :

'Il importe de rappeler que la Bcéao, Institut d'émission commun au Bénin, au Burkina Faso, à la Côte d'Ivoire, à la Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo, est un établissement public international régi par les dispositions du Traité de l'Uemoa du 20 janvier 2007, des Statuts et du Protocole relatif aux privilèges et immunités de la Banque centrale qui y sont annexés et en font partie intégrante.

 

Aux termes, de ces textes les locaux de la Banque Centrale sont inviolables' Soit. Mais ce que M. Compaoré oublie et refuse de voir en face, c'est que, après le conseil des ministres tenu à Bissau, le gouvernement de Côte d'Ivoire dirigé par le Pr Aké N'Gbo, a saisi la Cour de Justice de l'Uemoa. Alors que ce litige est pendant devant cette cour compétente en la matière, le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Uemoa a décidé le samedi dernier à Bamako, 'd'émasculer' leur Cour de Justice. »

 

Ill'Mama

 

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27/01/2011

Sommet de l'Union africaine : Pourquoi Sarkozy s'invite à Addis-Abeba

 

Un intrus au sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine des 30 et 31 prochains. C'est le cas de le dire, le président français Nicolas Sarkozy s'est invité à ce sommet au moment où l'Afrique crie sa trop grande dépendance vis-à-vis de l'Occident. Selon un confrère français, Sarkozy se rend à Addis Abeba fort de sa triple casquette de président français, de président tournant du G8 et du G20.

Le confrère, qui tient sa source des services de l'Elysée, affirme que Sarkozy a à cœur, en tant que patron du G20, de faire des propositions aux pays qui soutiennent Laurent Gbagbo afin qu'ils le lâchent.

Cette tâche lui tient tellement à cœur qu'il n'a pas tenu compte des propositions de ses conseillers qui lui ont demandé de ne pas se rendre à ce sommet pour éviter une humiliation certaine.

Nul doute que les Africains, qui ont commencé à comprendre que 50 ans après les indépendances, ils n'ont pas bougé, ne céderont pas au nouveau miroir néo-colonialiste que va leur présenter Sarko. Rien que pour montrer au président français qu'il n'est pas à une réunion de la Françafrique, mais bien de l'Union africaine dont les enfants, éveillés et conscients, demandent de plus en plus de compte à leurs souverains. Lesquels n'ont donc plus droit à l'erreur.


Source: Abdoulaye Villard Sanogo, notre voie, quotidien ivoirien, article de ce jour.

 

Ill'Mama

 

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Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a le destin de la Côte d'Ivoire entre ses mains.

 

« On lui a envoyé des émissaires, on l'a menacé d'une intervention militaire, disait mercredi un diplomate de Laurent Gbagbo, et il est toujours là ». La situation en Côte d'Ivoire est l'une des préoccupations du sommet de l'UA qui commence ce matin. Les ministres des affaires étrangères des pays de l'union se retrouvent tout à l'heure à Addis-Abeba en Ethiopie, lieu ou se tient ledit sommet.

 

En Tunisie, en Côte d'Ivoire, et en Egypte, l'heure est grave. La Côte d'Ivoire est le dossier auquel l'UA doit trouver une solution. Elle ne doit pas oublier la Tunisie non plus qui a connu une révolution. L'Egypte avec ses manifestations mérite également l'attention de l'UA.

 

Le Conseil de paix et de sécurité gère les crises au sein de l'UA. Il a le droit de décider s'il faut intervenir militairement en Côte d'Ivoire. Les décisions du Conseil se prennent par consensus. Les chefs d'Etats de la Guinée équatoriale, du Zimbabwe, et de l'Afrique du Sud, trois Etats opposés à toute solution militaire, en font partie et devraient s'accorder sur une solution viable.

 

Ill'Mama

 

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26/01/2011

Un pays, deux présidents: Mba Obame tente le scénario ivoirien au Gabon

 

L'opposant et député gabonais André Mba Obame, qui conteste l'élection d'Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon depuis 2009, s'est autoproclamé mardi président et a formé son "gouvernement", s'inspirant d'une dyarchie dont tente de sortir la Côte d'Ivoire. Le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou l'a accusé avec ses compagnons politiques d'avoir "violé gravement" la Constitution et commis "un crime de haute trahison" alors que le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a dénoncé un "acte de sédition" en appelant à sévir contre lui. Mba Obame, ex-ministre gabonais de l'Intérieur, a prononcé sa déclaration et le serment constitutionnel d'investiture devant une foule de partisans et journalistes à Libreville au siège de l'Union nationale (UN).


Il a toujours revendiqué la victoire à la présidentielle gabonaise (tour unique) du 30 août 2009, tout comme la filiation spirituelle du président Omar Bongo, père d'Ali Bongo, décédé deux mois avant le scrutin. Selon les résultats définitifs validés par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo a été élu avec 41,79% des voix devant l'opposant historique Pierre Mamboundou (2e avec 25,66%) et André Mba Obame (3e avec 25,33%) "Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d'une Cour constitutionnelle aux ordres (...) Le Gabon doit être dirigé par celui que les Gabonaises et les Gabonais ont réellement choisi", a estimé Mba Obame dans son "adresse au peuple gabonais" diffusée par sa chaîne de télévision TV+. Il a cité et répété avec insistance un article de "la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793" évoquant "l'insurrection" comme droit et devoir "quand le gouvernement viole le droit du peuple".


"Mes chers compatriotes, nous y sommes! (...) Prenons nos responsabilités. Personne ne le fera à notre place. Nous ne sommes pas plus lâches que les Ivoiriens", a-t-il lancé, sibyllin, annonçant avoir nommé comme "Premier ministre" Raphaël Bandega Lendoye, universitaire et cadre de l'UN. Le "gouvernement" ensuite dévoilé par M. Bandenga Lendoye compte 18 ministres. L

La Côte d'Ivoire tente de sortir d'une grave crise politique résultant de sa présidentielle 28 novembre. Un bras-de-fer y oppose deux présidents proclamés, chacun ayant formé son gouvernement et dont aucun ne semble prêt à abandonner: Laurent Gbagbo, proclamé vainqueur du scrutin par le Conseil constitutionnel, et Alassane Ouattara, déclaré élu par la commission électorale et reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale. André Mba Obame a appelé à une adhésion populaire sans demander explicitement une révolte mais, encore énigmatique, a précisé être lui-même "prêt à tout".

S'il s'est inspiré du scénario ivoirien, à l'entendre, Mba Obame rêve plutôt de l'exemple en Tunisie où une révolte populaire historique a renversé le président Zine el Abidine Ben Ali. "Nous ne sommes pas plus lâches que les Tunisiens. Alors, l'Histoire est en marche, on y va!", a-t-il soutenu, assurant n'avoir "ni arme, ni armée" mais avoir avec lui "le peuple gabonais et sa détermination."


Selon des observateurs, son initiative a peu de chances d'aboutir après 15 mois de pouvoir d'Ali Bongo dans ce pays pétrolier, havre de stabilité dans une région éprouvée par des rébellions ou guerres civiles.


Au regard de la "lourde responsabilité" qu'ils ont prise, Mba Obame et ses compagnons sont passibles de procès, levée d'immunité parlementaire, dissolution de leur parti et radiation de la fonction publique, a prévenu le ministre de l'Intérieur. Et le gouvernement pourra prendre à leur encontre "toute autre mesure légale et réglementaire nécessaires".

 

Source : AFP

 

Ill'Mama

 

 

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25/01/2011

Alassane Ouattara s'enrichit-il sur le dos des pauvres paysans ivoiriens ?

 

Depuis samedi dernier, une note d'information selon laquelle Alassane Ouattara aurait donné l'instruction à Soro Guillaune de demander à tous les exportateurs de suspendre les opérations d'exportation du café cacao en direction des pays européens, est au cœur de l'or Ivoirien : le cacao.

Cette note d'information, en ce que le premier responsable de la structure du café-cacao en Côte d'Ivoire est concerné, serait de frapper d'une sanction de l'Union européenne le commerce avec l'Europe.

Une telle information a dû jeter l'émoi au sein des populations. Le gouvernement de Laurent Gbagbo, a estimé que cette note d'information empêcherait le recouvrement des impôts issus de cette filière.

Son porte-parole, Justin Katinan Koné, Ministre chargé du Budget, lors de son point de presse, déclare : « Un des exportateurs très proche d'Alassane Ouattara aurait fait de la spéculation en faisant des achats énormes des stocks de café et cacao et d'ailleurs, l'année passée, Londres a dû l'interpeller sur cette question.

Et nous pensons que la suspension demandée, c'est tout simplement de permettre à cet exportateur d'écouler le produit qu'il a acheté en stock et qu'il n'a  pas pu évidemment écouler (...). Immédiatement après cette annonce, le coût du cacao a flambé. (...) Dans la réalité, c'est une affaire purement commerciale, qu'on fait tout le couvert politique mais l'objectif, c'est de permettre à une société qui est contrôlée par Alassane Ouattara de bénéficier des embellies des cours suite à cette information pour pouvoir véritablement écouler, faire de grosses affaires.

Cette lettre traduit la volonté d'affamer les paysans... Demander aux personnes de ne pas exporter, mais une activité commerciale, c'est un cycle, c'est de l'argent produit, qu'on paye ses fournisseurs (...). Comment peut-on être aussi insensible aux problèmes de ces populations-là ? Des questions sociales qui méritent d'être posées.

Toutes les mesures ont été prises pour que les exportateurs ivoiriens puissent vendre tranquillement leurs produits. Dans la réalité, il y a des intérêts obscurs derrière cette lettre. Il était bon que les ivoiriens en soient informés, il s'agit de bloquer l'exportation des autres pour permettre à quelqu'un qui a  constitué un stock pour pouvoir bénéficier des embellies des cours (...) Selon Reuters, les cours du cacao ont atteint un niveau jamais égalé depuis 30 ans, depuis que cette lettre a été faite. Pour nous, il est important que nous soyons vigilants sur la question.»

 

Ill'Mama

 

 

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24/01/2011

Comportement raciste dénoncé par les Ivoiriens

Face aux menaces pesantes sur la Côte d'Ivoire, une grande partie de sa population dénonce un comportemnet raciste des anciens colonisateurs qui ne veulent toujours pas les laisser décider eux-mêmes de leur sort. C'est en resumé ce qui ressort d'un article publié que voici :

« A l'appel de Blé Goudé, de rendre hommage aux Forces de défenses et de sécurité (Fds), ainsi qu'aux travailleurs de Côte d'Ivoire au stade Champroux de Marcory.

A cette occasion, les travailleurs et l'Armée de Côte d'Ivoire ont réaffirmé leur soutien sans faille à la légalité constitutionnelle et au président Laurent Gbagbo. Au nom des travailleurs, les secrétaires généraux Mahan Gahé Basile de la centrale syndicale Dignité et Kra Félix de la Fesaci, ont exprimé leurs vifs remerciements et condoléances aux Fds éléments tombés dans la défense de la Côte d'Ivoire. Les leaders syndicaux ont appelé le président français et l'Union européenne à cesser leur « comportement raciste ». Pour eux, ç'en est assez de traiter les Africains comme des moins que rien. « Nous allons leur montrer que nous sommes des hommes », a dit Mahan Gahé.

Puis d'ajouter qu'« avant de tuer Gbagbo, ils marcheront sur notre corps ». Les travailleurs de Côte d'Ivoire ont dit être prêts pour continuer la lutte contre l'impérialisme. « Nous travaillerons pour empêcher Sarkozy d'affamer les Ivoiriens », a soutenu Kra Félix. Aussi ont-ils demandé, dans le cadre de cette lutte, que le président Gbagbo donne à la Côte d'Ivoire sa monnaie. Propos confirmés par Charles Blé Goudé dans son intervention. Selon le ''ministre de la rue'', il est grand temps que les Ivoiriens aient leur propre monnaie dans ce combat pour leur souveraineté dans lequel ils sont engagés. Cependant, il a averti que le chemin à parcourir pour y arriver est long.

Citant le Ghana et l'Afrique du Sud qui, aujourd'hui, ont leur liberté à la suite de grandes souffrances, Charles Blé Goudé a invité les Ivoiriens à s'armer de courage. « C'est à notre tour maintenant », a-t-il insisté. Pour lui, la lutte est la seule issue de sortie, dans la mesure où la communauté internationale veut museler la Côte d'Ivoire. A l'endroit de cette communauté, le ministre de l'emploi du président Gbagbo a dit de faire attention, car « le jour où Gbagbo parlera, le jour où le peuple se soulèvera comme en 2000 et 2004, rien ne pourra l'arrêter » a-t-il prévenu. Avec la révocation du gouverneur de la Bceao et son remplacment par un Burkinabé, Blé Goudé a indiqué que Alassane Dramane Ouattara et le président burkinabé, Blaise Compaoré, ont une fois de plus humilié la Côte d'Ivoire. A ce meeting de soutien, le Chef d'état major des armées (Cema) de Côte d'Ivoire, le Général Philippe Mangou a fait le grand déballage, rompant avec toutes les affirmations de Soro Guillaume et d'Alassane Ouattara. « Les Fds ne se sont jamais ralliées à eux, sauf quelques retraités », a-t-il mentionné. A ces nombreux jeunes venus les soutenir, le Cema a confessé. « Quand on vous voit ainsi, on préfère mourir à votre place ». Car, selon lui, une armée n'est rien sans le soutien de son peuple. Il a donc remercié ces Ivoiriens qui les ont toujours soutenus. A l'en croire, les Fds sont désormais prêtes pour le combat « Si on nous impose la guerre, nous la ferons. On ne peut pas nous effrayer » a-t-il rassuré. Le général Philippe Mangou a saisi cette occasion pour répondre à ceux qui l'appellent à l'insurrection. « A un moment de l'histoire de notre pays, Dieu m'a choisi à la tête de l'armée par le président Laurent Gbagbo. C'est pourquoi, je ne ferai jamais de coup d'Etat contre le président Gbagbo ». Pour lui, quatre raisons fondent son attachement et sa loyauté au président Laurent Gbagbo. « Je suis chrétien et fils de pasteur, je sais que l'autorité vient de Dieu. On ne peut pas faire un coup d'Etat dans un pays divisé (...) Gbagbo a gagné les élections, ce qui reste à faire est de défendre la souveraineté de l'Etat. Je sais qui j'étais hier et ce que je suis aujourd'hui et je le dois à Gbagbo». Il a également demandé aux Ivoiriens de ne point se décourager, parce qu'un échec sera catastrophique. » César Djedje Mel, l'Intelligent d'Abidjan.

 

Ill'Mama

 

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23/01/2011

Alassane Ouattara est-il la marionnette du milliardaire américain George Soros ?

 

Le quotidien ivoirien le Temps met en évidence d'étranges liens pour déstabiliser la Côte d'Ivoire afin d'y mettre ses pions dont Alassane Ouattara. Il ne s'agirait que d'un des pays dont il tenterait de prendre le contrôle. Lisez plutôt :

 

« Le conflit post-électoral de Côte d'Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d'Alassane Ouattara dont Dsk, Sarkozy et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : George Soros.

Selon la lettre du continent du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'Ado : "Ado", qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un Grumman 4, rebaptisé "Rhdp Solutions"
Mais George Soros a donné bien plus qu'un jet privé à Ouattara. Pour savoir les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la globalisation dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives - il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein «La guerre secrète du misanthrope George Soros» dont les premiers paragraphes sont édifiants: «La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l'extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l'ingérence extérieure. (...) Certes, il est difficile de s'ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème.»

- George Soros, "The Deficiencies of Global Capitalism", in On Globalization, 2002

Depuis fort longtemps, l'action et l'argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d'organisations «philanthropiques» ou«droitdelhommistes». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le Open Society Fund, destiné à «ouvrir des sociétés fermées».

Aujourd'hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que «les Etats ont des intérêts, mais pas de principes», Soros explique qu'une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu'une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens. Ceci explique son admiration sans limites pour les Nations unies (surtout le Conseil de sécurité), l'Omc et la Banque mondiale, et sa collaboration avec eux.

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui «achètent» ensuite d'importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir «une société fermée».

Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c'est une société fermée. Si une Nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l'aide de tarifs douaniers et de régulations, c'est une société fermée. Toute Nation qui rejette la mondialisation (c'est-à-dire l'impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre et fera l'objet d'attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l'Open Society Institute (Osi), Human Rights Watch, la Fondation Soros, et l'Initiative relative à la transparence des industries extractives.

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : «Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu'elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu'elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l'opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu'elles ne le peuvent pas, leur travail est d'autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l'engagement et du soutien de la société civile.»

George Soros a versé 100 millions de dollar à Human Rights Watch depuis 10 ans pour s'attacher les services de cette Ong, dont les enquêtes sur la Côte d'Ivoire ont eu un impact médiatique crucial dans l'œuvre de diabolisation du Président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter «ses rebelles» grâce à la propagande des charniers de Human Rights Watch

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de lobbying Avaaz, intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n'a pas jeté son dévolu que sur la Côte d'Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu'il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

Ado n'est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama ! »

Ill'Mama

 

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22/01/2011

L'Afrique du Sud s'oppose à la guerre en Côte d'Ivoire

Constatant l'échec de la médiation, les présidents Sud-africains Jacob Zuma et Ougandais Yoweri Museveni se sont rencontrés ce vendredi pour trouver une nouvelle approche à la sortie de la crise ivoirienne. Ensemble, ils ont promis de se pencher la semaine prochaine en Ethiopie sur la situation en Côte d'Ivoire en vue de la désamorcer.

Pour rappel, l'Afrique du Sud, le pays le plus riche du continent africain, par le truchement de son président Jacob Zuma demande que la médiation de l'union africaine aborde une nouvelle approche. C'est dire que la position de Jacob Zuma a du poids. Par ailleurs, c'est le pays voisin à l'Angola qui soutient militairement Laurent Gbagbo.

Selon Jacob Zuma, les deux candidats ont exprimé de sérieuses accusations concernant des irrégularités de vote. Il était temps de trouver un moyen de vérifier les faits.

« Nous devons faire quelque chose et non demander à un leader de s'en aller. Le prochain sommet de l'Union africaine (qui s'ouvre le 30 janvier à Addis Abeba) devrait étudier la question, a-t-il déclaré, nous devons faire quelque chose pour améliorer la situation. »

 

Ill'Mama

 

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