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21/09/2010

La constitution genevoise de 1847 et la révolution de 1846 à Genève.

James Fazy, chef du parti radical de l'époque prit le pouvoir après que le gouvernement  genevois démissionna lorsque la révolution de 1846 éclata. Une nouvelle constitution pour Genève fut alors adoptée.

Le parti radical désapprouvait l'attitude du gouvernement genevois dans la question du Sonderbund. Le Conseil d'Etat, à la suite d'assemblées populaires, voulut faire arrêter James Fazy.

Cette menace fut éclater la révolution ; le quartier de Saint-Gervais prit les armes, se fortifia et fit des barricades sur les ponts de l'Ile et des Bergues. De son côté, le gouvernement convoqua les milices, sous le commandement du colonel Trembley ; c'était le 7 octobre 1846, par une pluvieuse journée d'automne... L'aspect des rues était lugubre, les magasins fermés, l'artillerie venait prendre ses positions.

Je tâchais de calmer l'inquiétude de ma mère, lorsque retentit à la Monnaie le premier coup de canon, qui fit tressaillir les vitres du quartier. En effet, le combat s'engageait ; d'un côté, les radicaux étaient postés derrière  les barricades et les fenêtres ; ils pouvaient fusiller facilement les attaquants ; de l'autre côté, les troupes du gouvernement, après quelque hésitation, s'avancèrent pour forcer l'entrée du faubourg , deux pièces d'artillerie, placées à l'entrée de la Monnaie et derrière le bâtiment du Crédit lyonnais, avaient ordre de démolir les barricades de l'Ile, formées de poutre, de chars, de diligences et de pavés ; les conduites du gaz étaient coupées...

Des corps de volontaires formés à l'Hôtel de ville se signalèrent par leur bravoure et pénétrèrent jusqu'en l'Ile, mais ils durent rétrograder...

Le combat s'était aussi engagé du côté de Cornavin  ; le bataillon du Mouvement était venu se placer en face de la batterie royale ; trop exposé aux coups de carabines qui blessèrent le commandant (colonel de Châteauvieux), il dut se mettre à l'abri des tas de ruclon de la ville...

La nuit vint, la fusillade cessa ; le gouvernement, ne voulant pas qu'il y eût plus de sang répandu, donna  sa démission après de logs pourparlers. Dès le matin, James fazy entrait à l'Hôtel de Ville. Le parti radical, vainqueur, constituait le nouveau gouvernement.

Extrait de C. RIMOND :

Récits et souvenirs sur Genève de 1840 à 1860,

p.22 à 25, éd. Atar, Genève-

 

Ill'Mama

05:50 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | Pin it! | |

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